Sciences Economiques


INTRODUCTION A L'ANALYSE ECONOMIQUE   

Définition: un circuit économique est un ensemble intégré de flux réel (bien)  et de flux monétaire
                 le réel s'oppose au monétaire.

    On oppose 2 définitions: *une matérielle (ou substantielle) qui va isoler une sphère particulière de la vie , une sphère économique. C'est une sphère qui a pour objet le bien être matériel ou la reproduction de la vie. L'économie est ici définie par un contenu, un fond particulier de certaines activités sociales.
                                                    *une formelle qui vise une disposition , une attitude , un comportement particulier. La spécificité du comportement en question a pour particularité d'être économe, efficace. Il s'agira d'obtenir, en utilisant le moins de ressources possible, la plus grande satisfaction possible.

1: définition matérielle

    La particularité de la vie sociale est de regrouper des actes, des institutions qui vont participer au bien être matérielle , à la lutte de la pauvreté, à la satisfaction des besoins , à la reproduction de la vie.
Cette dimension  jouxte celle de la sexualité, de la dimension familiale et écologique.
Economie = economia (latin) = oikos (lieu de vie) -nomos (règle, loi) (grec)
Le lieu de vie est la maison , la domesticité. L'économie est la règle régulant , régissant les actes et les institutions qui portent sur le bien être matériel dans les lieux de la vie.
Chez les grecs, l'économie est domestique; aujourd'hui elle est politique car le lieu de vie pertinent s'est étendu de la maison (Aristote) à la cité.
L'économie est justifiée par la vie, la survie, le besoin matériel, la reproduction sociale et individuelle.

    Les catégories fondamentales de cette sphère économique se divise en 4 actes:

a: la production
Les membres de la société façonnent les produits de la nature, aux besoins humains.

b: la distribution
Elle se détermine par la proportion de la production que va recevoir chaque individu.

c: l'échange
Il vient procurer à un individu les produits particuliers qu'il souhaite obtenir, en échange de ce qu'il avait initialement reçu.

d: la consommation
Les produits deviennent des objets de jouissance, d'appropriation individuelle.

Ces rapports généraux entre les 4 documents donnent une structure générale = le sphère économique.

2: définition formelle

    Un type d'attitude humaine, un comportement économique
Ici c'est une forme de l'esprit: l'économicité (attitude de l'économe). Ce qui compte est la façon dont l'économe use de ces ressources au mieux et non de la quantité qu'il utilise. Il doit tirer de sa dépense, la satisfaction maximale. Wicksell: l'économie veut le plus par le moins.
L'économe se livre à un calcul pour aboutir au choix le meilleur; celui qui économise les moyens. Cela donne naissance à un choix rationnel = choix économique.
Les ressources sont allouées de façon optimale.
   Le comportement économique se justifie par une confrontation entre des besoins illimités et des ressources limitées (rare).

    Avec cette définition formelle, il n'y a d'économie justifiée que si la rareté contraint leurs besoins.
Il est plus pertinent de voir la relation entre rareté et abondance, de façon relative; il y a rareté quand les ressources ne suffisent pas pour couvrir les besoins et il y a abondance quand les ressources suffisent à couvrir les besoins. Un comportement d'économicité ne vient que si les ressources ne sont pas suffisantes = rareté

    L. ROBBINS : "L'objet de l'économie"
Pour lui le comportement humains prend la forme d'un choix économique à 3 conditions:
a: il faut que les moyens soient limités
b: il faut que les moyens soient susceptibles d'utilisation, d'affectation
c: il faut que les fins soient diverses et hiérarchisables

Si on a des moyens limités qui ne donnent pas lieu à des alternatives, il n' y a pas de  choix économiques.
Si on a des moyens rares, on a des alternatives mais pas de fins hiérarchisées, on ne peut pas choisir.
Si les fins sont hiérarchisées et les moyens suffisants alors il n'y a pas de problèmes économiques.
Pour une action économique, il faut les 3 conditions.

    Si les 3 conditions ne sont pas réunies alors toutes actions d'affectation d'un moyens rare à une certaine fin, implique la non-affectation de ce moyen à une autre fin.
Robbins trouve donc l'unité, sujet de la science économique: cette forme comportementale particulière, de la disposition rationnelle des moyens rares.

    Robbins: "L'économie est la science qui étudie le comportement humain en tant que relation entre les fins et les moyens rares à usages alternatifs"

3: les rapports entre les deux
a: 2 définitions à statuts différents

    1ère définition: une conception classificatoire qui consiste à considérer l'ensemble des conduites humaines, on distingue un genre particulier de ces comportements et on y voit un sujet d'économie, les autres genres de conduite sont non économiques.

    2ème définition: *un aspect particulier du comportement humain. On s'intéresse à la forme que prend le comportement humain face à la rareté.
                                   *conception analytique: forme de l'économicité. Tout comportement humain peut entrer dans le cadre économique. L'économie devient une forme qui peut se promener de contenu en contenu.

ex: une production de pomme de terre et une de philosophie
        activité économique                           pas économique                définition 1
        activité économique                           activité économique          définition 2

b: 2 définitions qui peuvent se regrouper ou non.

    Il y a une catégorie particulière que l'on peut échelonner. On sera fortement tenté de la qualifier de pleinement économique dans la mesure où avec les 2 définitions, on pourrait dire que c'est économique. Considérons les phénomènes sociaux du comportement humain qui ont à la fois un contenu lié au bien-être matériel, mais en outre une forme qui touche à la rareté des moyens. Par la définition matérielle et la définition formelle : c'est un comportement économique.

    Regardons les phénomène économiques au sens des 2 définitions
En micro économie: rationalité du consommateur = maximisation d'objet sous la contrainte budgétaire.
S'il est question de choix, on est bien substantiellement dans l'économie.
S'il y a maximisation sous contrainte, c'est un comportement de forme économique.
Le comportement de l'individus consommateur est pleinement économique.

   Tout ce qui touche à l'économie du temps de travail, dans son entier, a l'appellation "économie"; travail = production; donc l'économie du temps de travail, c'est essayé de produire autant.

Donc 2 statuts différents à la définition de l'économie: *pleinement économique
                                                                                       *répondant à l'une ou l'autre des définitions

4: une voie de sortie

   Jusqu'à présent dans les 2 définitions, les 4 flux, on a cherché à définir l'économie politique comme étant le savoir, porté sur le phénomène économique (substantiel ou formel). Pour essayer d'échapper à cette alternative, on a essayé de définir directement la science économique comme discours particulier au sein de toutes les sciences humaines, sociales.
   Il peut apparaître que la science économique présente une spécificité forte. La plupart des concepts de l'économie politique, sont en fait des grandeurs et apparaissent comme des valeurs quantifiables.
On parle d'offre et de demande de prix sur un marché; tout cela a une forme quantitative. On pouvait essayer d'identifier le discours économique comme étant un discours qui porte ses grandeurs, l'analyse économique sera identifiée comme discours social quantitatif. Ce discours (moderne) va pouvoir se développer soit dans un cadre qualitatif qui sera le marché, soit dans un autre qui sera le circuit.

   Le marché est l'objet de la connaissance économique, l'économie vise pour l'essentiel à expliquer la formation des prix, ils se forment sur la base de offres (vendeurs) et des demandes (acheteurs).

   Circuit: l'économie se donne pour but d'expliquer les flux qui relient différentes catégories d'acteurs, chacun ayant une fonction propre.
Dans tout les cas l'économie a à voir avec ses grandeurs.






I ère PARTIE: le circuit économique

De la description d'une économie à l'analyse en terme de circuit.

2 grandes façons de se représenter le fonctionnement d'une économie:
    1: c'est essentiellement un système de marché: l'individualisme méthodologique = la micro-économie.
On va partir des comportements individuels sur les différents marchés (offres et demandes), on explique la formation du prix. Le social est 2nd, dérivé de cette approche économique.
    2: penser en terme de circuit. La démarche relève du Holisme = macro-économie
Le collectif, le social prime, il est possible d'en parler sans se référer à l'individuel, même à l'origine

On parle des conditions globales de fonction et de reproduction de l'économie. La distinction entre ces 2 représentations méthodologiques traverse toutes les sciences sociales.

CHAPITRE 1: conception et opération économique
Section 1: un circuit économique simplifié

   Définition: la notion de circuit repose sur la définition d'unité (agent) qui seront les pôles du circuit; il faut définir les unités entre lesquelles les flux vont circuler, puis les opérations, les actes qui ont relié sur un pôles, les unités.

   Distinction entre flux et stocks
Définition: on dira que l'on a affaire à un stock si on a la valeur du variable à un instant donné.
                 on dira que l'on a un flux si on a la variation d'une variable sur une certaine durée.

ex1: distinction entre capital (K)et l'investissement (I)
                                   stock                 flux
le stock de capital à la date T est de 2 machines:
    KT= 2 machines
    KT+1= 3 machines
on peut en conclure que le capital a été accumulé de T à T+1, donc c'est un investissement (T+1- T)
    I= 1 machine

ex2: on oppose le patrimoine (Pat) à l'épargne (E)
    Pat T= 10Frs
    Pat T+1= 15 Frs
    Pat T+1= Pat T+ ET/T+1
    E= Pat +1- Pat T

   Pour les unités, on va simplifier en ne s'occupant que d'une économie avec 2 unités: le groupe des entreprises (production) considéré comme une grande entreprise; et le groupe des ménages (consommation) ensemble de personnes vivants sous le même toit = un grand ménage.
2 opérations: de production et de consommation
Une économie fermée (pas de relation avec l'extérieur)

A: le circuit économique simplifié dans une économie réelle

Distinction entre réelle et monétaire.
Réelle: l'économie qui a trait aux marchandises (bien et service) .
Monétaire: tout ce qui touche à la monnaie, voir à la finance.
Une économie donc réelle et monétaire.





Facteur de production = travail (L) et capital (K)

   Les entreprises utilisent les facteurs de production des ménages et en contre partie les ménages sont rémunérés en nature. L'éviction de la monnaie se défend très mal pour nos contemporains. Elle impose dès lors qu'il y ait division du travail. Pour que les échanges se développent, il faut la monnaie. Les échanges sont monétaires ou par le troc, le troc présente un gros inconvénient car c'est la double coïncidence des besoins. 2 conditions: il faut que le 1er individu veuille ce que le 2nd possède et inversement.
S'il y a monnaie, il n'y a plus besoin de la double coïncidence.

Les 3 fonctions traditionnellement accordées à la monnaie:
    *étalon des valeurs (numéraire) permet de dire la valeur
    *réserve de valeurs, pouvoir d'achat, si argent on peut acheter
    *moyen d'échange, instrument de transaction

B: le circuit économique simplifié dans une économie monétaire

Le passage d'une économie réelle à une économie monétaire présente 2 conséquences importantes:
        les flux réels vont être évalués en monnaie (plus en quantité physique)
        les flux spécifiquement monétaires viennent redoubler les flux réels


               


1: facteur de production
2: biens de consommation produit par les entreprises et livrés aux ménages
   produit national (PN): valeur totale de la production
3: valeur totale des revenus payés des entreprises aux ménages, en contre partie de l'apport de facteurs de                                                                                                                                                         production. Dépense nationale (DN)
4: dépense monétaire des consommateurs qui achètent le revenu national (RN)
   RN = DN.                    

   PN, RN, DN : se sont des agrégats, des grandeurs économiques agrégées (add), elles viennent caractériser notre économie globale, nationale. Se sont des grandeurs macro-économiques.
Une remarque s'impose : ces 3 agrégats ne sont foncièrement pas des grandeurs différentes :                                                     PN = RN = DN
Ces grandeurs représentent le même flux circulaire mais 3 points de vue différents (produit, revenu, dépense)
Chaque point de vue consiste à identifier notre flux circulaire au moment du temps de la production, de la constitution du revenu, de la dépense.

Nos flux sont interdépendants = circuit
Les flux 1 et 3 sont liés car il représente l'achat - vente. J'achète du travail, en échange je verse un revenu.
Les flux 3 et 4 sont liés car il représente l'achat - vente. Le blé est vendu, le ménage le payant.
Les flux 3 et 4 : la dépense est celle du revenu versé.

C : le circuit économique

   Toujours dans une économie monétaire
On rajoute 2 opérations particulières : épargne (E) et investissement (I).
Dans les 2 circuits précédents, on néglige les opérations de capital. Le capital est toutes les opérations qui forment le bien de production, la formation de ces biens exigent des opérations d'épargne et d'investissement.

   Epargne
Dans les 2 premiers circuits, on a supposé que tout le revenu était consommé
RN = C (A et B)        C = consommation
Le complément du revenu est affecté à l'épargne. Mais celle-ci apparaît comme une renonciation à la consommation.
Il faut donc écrire que : RN = C+E

   Investissement
Dans les 2 premiers circuits, on a supposé que la production et la dépense ne portaient que sur les biens de consommation.
PN = C (A et B)
DN = C (A et B)
Cela est réducteur car la dépense nationale a 2 affectations : la consommation et l'investissement
DN = C+I
La dépense : c'est l'achat de bien de consommation (la satisfaction des besoins) et de biens de production (le fait des entreprises qui vont former des biens capitaux en économisant une partie de la production)
PN = C+I
Il y a toujours égalité entre RN, DN et PN
E = I
RN = C+E         DN = C+I       PN = C+I
RN  =  DN  =  PN
C+E = C+I = C+I
E = I

   Définition :     biens de consommation = les biens qui permettent de satisfaire directement les besoins de consommation. On peut dire quelque fois biens directs ou biens finals. Ces biens sont produits par les entreprises et achetés par les ménages.
                   biens de production = se sont les biens qui permettent de produire d'autres biens. Biens indirects ou biens intermédiaires. Ces biens sont produits par les entreprises et achetés par d'autres entreprises.
                  investissement = achat, dans une période, de biens capitaux . Investissement au sens économique, c'est accumuler des biens de production ; c'est constituer ou reconstituer le capital technique cela a un rôle moteur dans la croissance et le développement économique.
Quand on achète une machine, c'est pour en remplacer une usée ou obsolète. L'investissement est l'amortissement de l'usure.
Investissement brut = amortissement + investissement net
                                 consommation de capital fixe

                 








PN = C+I
RN = salaire + profit = C+E
DN = C+I
Sur la base de ce schéma, on peut présenter les comptes
            Ménage                                                    entreprise
Emploi              ressource                          emploi              ressource
C + E             salaire + profit              salaire + profit          C + I   
RN utilisé         RN perçu                        RN versé            DN perçu

E  = I   car RN utilisé = RN perçu = DN perçu
On a ici supposé que tout le profit était redistribué aux ménages (actionnaires), cette hypothèse ne va pas de soit car en général le profit est d'une part redistribué aux actionnaires et une autre partie est réinvestie (utilisée pour financer les investissements). Ce profit correspond à l'autofinancement.
Profit = profit redistribué + profit réinvesti

L'autofinancement est une épargne des entreprises directement utilisée au financement des investissements.

On a supposé que notre ménage dépensait en consommation et en épargne. Or l'épargne des ménages peut-être utilisée en 3 façons : l'épargne peut-être : garder les sommes dans des bas de laines (thésaurisée).
Thésaurisation = argent qui sort du circuit (fuite).
                                      l'épargne peut-être placée en banque (compte) = dépôt
                  l'épargne peut-être placée en bourse, sur le marché des capitaux, en bourse au fond prêtable, l'épargne prend la forme d'un achat de titre (souscription de titre).

L'investissement du point de vue de son financement donne 3 situations possibles :
    l'autofinancement (financement interne), cette autofinancement se suffit
    le financement externe direct : vente de titre, la rencontre entre les ménages et les entreprises se fait directement sur le marché des capitaux.
    Le financement externe indirect : plus de marché des capitaux. Il s'agit de l'intermédiaire bancaire par les crédits, donc sans autofinancement.

La correspondance épargne/ investissement
    
            placée en bourse (achat de titre) SYMBOL 243 \f "Wingdings" \s 12 vente de titre
E  des men =       placée en bourse (dépôt) SYMBOL 243 \f "Wingdings" \s 12 prêt
            thésaurisé                    I
                fuite hors du circuit      injection dans le circuit        autofinancement
                                                 (financement interne)
                            création monétaire ex nihilo

Une banque n'a pas toujours l'argent prêté en crédit. On a une création monétaire ex nihilo, c'est en quelque sorte l'opération inverse de la thésaurisation donc une injection. Le phénomène de la thésaurisation est lié à l'investissement, il faut la financer.

SECTION 2 : production et facteurs de production

Apport de travail (L)         Y °               salaire
Apport de capital (K)                 profit

1 : le facteur du travail

   Qu'est-ce que produire : c'est ce procurer des biens, des services : des produits qui ne sont pas spontanément mis à notre disposition par la nature. Cette production est d'abords et avant tout l'œuvre du travail humain, donc le travail est le premier facteur producteur (condition nécessaire).
Mais la seule présence de travail ne suffit pas pour attester l'existence d'une activité productive, quand un écolier fait ses devoirs, il y a travail, mais il n`y a pas production. La décision (de ne pas produire) est liée à la structure socio-économique dans laquelle nous vivons car nos sociétés sont qualifiées de sociétés marchandes et capitalistes.

Sociétés marchandes : dans nos sociétés, les produits apparaissent comme des marchandises.
Sociétés capitalistes : c'est une société dans laquelle il y a un rapport salarial (employeur/employé), l'un fourni sa force de travail et le capital est à l'employeur.

   Dans une société marchande, il y a des travailleurs indépendants (artisan, profession libérale). Un travailleur indépendant produit dans la mesure où il apporte, au marché, les fruits de son activité productive. L'artisan reçoit une sanction du marché, en proposant son produit il a une idée de la vente et du prix ; à la fin du marché, il peut avoir vendu la quantité au prix prévu comme ne pas avoir tout vendu ou à un autre prix. C'est l'évaluation sociale de leur activité, cette évaluation a une forme quantitative.
Dans la mesure où le travailleur soumet son produit au marché, alors il produit.

   Dans une société capitaliste, le salarié produit dans la mesure où son travail est exercé sous l'autorité d'un employeur. Ce dernier dirige le travail de l'employé, il a vendu au marché les produits du travail ; avec les recettes il faudra qu'il verse des salaires à ses employés. Dans nos sociétés, seul le travail donne lieu à paiement (recette/ salaire) donc est considéré comme production.

   Une production est reconnue sociale, quand elle donne lieu à une valorisation marchande (évaluation marchande), corrélative le travail produit, et est reconnue comme tel si celui-ci va donner une rémunération directe = travail indépendant ou à une rémunération indirecte = travail salarié.

   Au sein de la marchandise, ce qui prend le pas, prime, c'est ce que l'on appelle la valeur d'échange de cette marchandise, ce qui correspond au prix de marché du produit en question. Cette valeur d'échange semble primer sur la valeur d'usage. La valeur d'usage, c'est la capacité pour cette marchandise à satisfaire des besoins humains, une marchandise est produite plus en valeur d'échange que en valeur d'usage. Il est faux de dire que l'on produit et que cela satisfait des besoins. Dans une société marchande et capitaliste, la production a comme finalité le profit obtenu après la sanction marchande = évaluation sociale des activités des travailleurs indépendants.

   Un travailleur gratuit ou bénévole, domestique même, s'il est utile individuellement ou socialement, n'est pas considéré comme productif. Tout travailleur est productif même s'il produit des choses inutiles ou nuisibles. Ces règles ne sont pas naturelles mais sociales, historiques ; des règles de notre système économique à la fois marchand et capitaliste.

2 : le facteur de capital

   A lui seul le travailleur a une capacité limitée, pour augmenter l'efficacité du travailleur, l'homme a besoin d'outils, de moyens de production, donc de capitaux. Le capital est ce qui permet d'augmenter notamment la production. Le capital peut avoir différents sens. On peut en isoler 3 :
        le capital fixe ou technique : apparaît comme un instrument, il permet d'accroître, d'augmenter l'efficacité du travailleur
        le capital financier : argent placé, on vise un stock, un patrimoine, une richesse pouvant être mobilisée, propriété d'une maison, de titre
        le capital comptable : apport de fond qui permet la création d'une société (apport initial pour la création d'une entreprise)
Dans tous les cas, on parle de capital. Autour de quoi faut-il saisir cette communauté de sens capital. Dans tous les cas le capital engendre un plus. Le capital est une valeur qui se valorise, le capital rapporte.

1er cas : la valeur se valorise dans la mesure ou l'efficacité du travailleur est améliorée
2ème cas : sous forme d'action : ce capital peut être augmenté par les dividendes
3ème cas : originaire d'une entreprise, profits non distribués, accumulation de capitaux et instabilité du capital qui permet à l'entreprise de s'accroître.
Au sens technique, le capital est inséparable de l'activité travail, si l'homme se sépare de l'animalité, c'est dans la mesure où il est fabriquant.

   Ce qui est spécifique de l'humanité c'est le fait de fabriquer, il fabrique avec leur muscle mais aussi avec leur tête, cette force mentale permet d'augmenter l'efficacité du travailleur physique, conception réalisation, utilisation d'outils. Le capital technique peu à peu accumule, depuis 2 siècle, le nombre et l'efficacité de ces instruments. La technique s'est développée de façon prodigieuse. Cette accumulation du capital est devenu le moteur décisif de la croissance (du profit).
Ex en France de 1906 à 1980 : la population active occupée à augmenté de 20%, la production marchande a été multipliée par 7 .

   La durée du travail a baissée et ce n'est certainement pas le seul travail employé qui a permit cette augmentation de travail employé, l'utilisation et l'accumulation de capitaux a permis cette augmentation de la production.
En 2 siècles en France, les historiens ont évalué l'évolution de la consommation d'énergie non humaine à usage productif (ex la force des animaux, bois pour le feu …). L'ordre de grandeur aurait été multiplié par 250.

3 : production et profit : le produit

Avec le travail et le capital on obtient une production sur un territoire comme la France, la production est évaluée par le PIB.
   Le PIB est un indicateur synthétique (car la production d'ensemble du territoire) évalue sur le territoire la production sur une année. Cet élément est considéré comme un élément de base pertinent pour décrire et analyser l'économie d'un territoire.

5 remarques sur PIB :
        1 : sur un territoire national comme la France, la production apparaît diverse (hétérogène), un problème d'homogénéisation pour une mesure commune de production par nature différente. Nos économies sont monétaires, il est pratique d'évaluer chacun des produits par son prix de vente (de marché). Cela permet de ramener des produits qualitativement différents à une mesure commune quantité, unité.

        2 : pour autant le PIB n'est pas la somme de toutes les productions en valeur. On aurait pu penser que  le PIB serait donné comme somme P1 x Q1 (production)
   (prix 1 multiplié par quantité 1 + prix 2 multiplié par quantité 2) = somme CA

Cela est faux, c'est différent, c'est la somme de toutes les productions vendues en valeur .
Si jamais on faisait cela, se serait une erreur. En appliquant cela on compterai plusieurs fois le produit.
On ne va pas ajouter les chiffres d'affaires (production en valeur) mais ajouter la valeur propre à l'unité par chaque producteur.
On va dire que le PIB est la somme des valeurs ajoutées (VA). On la définie comme étant l'écart : chiffre d'affaire (CA) et consommation intermédiaire (Ci)
    PIB = somme VA
           = somme (CA- Ci)
Les consommations intermédiaires sont les consommations produites.

        3 : dans la comptabilité nationale française, on a coutume de comptabiliser dans le PIB
2 choses qui ne font pas l'objet d'un paiement :
* le produit des jardins familiaux
* l'habitation dont les ménages sont propriétaires, l'artifice est que l'on suppose que les ménages propriétaires se paient un loyer fictif.

        4 : PNB = PIB + R des facteurs en provenance de l'extérieur - R des facteurs versé à l'extérieur.

      5 : Si on ajoute toutes les VA marchandes (production qui se vendent au marché) on obtient
le PIB marchand.
La somme des VA marchand = PIB marchand

   Avant 1974, ce PIB marchand s'appelait production intérieur brut ; en 74 une réforme des systèmes nationaux de comptabilité nationale, pour une uniformisation au niveau européen entre les différents systèmes de comptabilité nationale, pour permettre plus facilement des comparaisons et se mettre en conformité avec une intégration de plus en plus forte des différentes économies européennes. Il a été retenu par une convention de prendre en compte, dans l'évaluation du flux de richesses sur une année, c'est à dire le PIB marchand, certaines activités de travail monétaire, même si ce travail ne donnait pas lieu à une production marchande : ex : la police, les professeurs… ; ils perçoivent des salaires.

   Connaître la VA de ces productions n'est pas possible.
Les comptables européens se sont dit :* ces productions non marchandes ont un coût (ex : salarial)
                    :* ces productions participaient effectivement à la production nationale, donc on va les prendre en compte.

Convention : accords qui a pour une part d'arbitraire (ici)
Il a été décidé de définir la valeur de ces services par les coûts des facteurs donc les salaires versés aux prestataires de services.
   Cette convention est critiquable : la qualité d'une prestation ne correspond pas toujours au salaire versé. Cette comptabilisation a l'avantage d'être conforme à la logique du système capitaliste qui prévaux dans notre société juridique.

   Dans un système capitaliste, c'est moins son utilité que sa valorisation marchande, on va considérer que le PIB = PIB marchand + PIB non marchand
PIB marchand : il faut une vente, c'est par la VA que l'on va mesurer l'apport productif.
PIB non marchand : service non vendu qui est maintenant mesuré par les coûts en facteur, en travail : salaires versés aux personnels.                             

SECTION 3 : répartition des revenus (primaire et secondaire)

   Distribution (répartition 1aire)et redistribution (la répartition 2aire) des revenus.
Travailleurs et capitalistes permettent de réaliser de façon efficace la production.
Ces 2 facteurs sont rémunérés par des revenus, c'est la contre partie d'apport de services producteurs. Le salarié touche un salaire, le capitaliste touche la redistribution des profits.
Cette 1ère répartition est revue et corrigée par une 2nde qui implique outre le ménage et les entreprises : l'Etat ou le système redistributif.

1er point : de revenu primaire brut (des ménages) au revenu disponible brut (des ménages)

   Le PIB marchand et non marchand, on peut le calculer, en partie, mais à partir d'une logique nationale : PNB.
Partant du PIB, on ajoute les revenus de facteurs perçus en provenance du reste du monde et on enlève les revenus des facteurs qui ont versé au reste du monde, on arrive au PNB.
PNB = RNB
Ce revenu national brut (RNB) se partage en 3 :
        75% correspond au revenu primaire brut (RPB)
        25% : le profit non redistribué : RPB des entreprises , Epargne
                  prélèvement primaire

   RPB des ménages : ses éléments : les salaires nets, les bénéfices, les revenus de la propriétés, les revenus liés au logement, les retraites, l'origine des revenus primaires, il y a une 1ère catégorie de RP que l'on pourrait qualifier de revenu du travail ou d'activité, les revenus qui rémunèrent des agents, qui ont fournis leur force de travail, sont les salariés et travailleurs indépendants.

2ème catégorie de RP se sont les capitaux
Tout comme le revenu du travailleur fourni du travail, les revenus du capital viennent rémunérer des agents qui ont fourni du capital financier (prêteurs, actionnaires de grandes entreprises) ou physique (propriétaires fonciers ou immobiliers)
Revenus mixtes : certains agents et notamment les entrepreneurs individuels, sont les travailleurs capitalistes. Il travaille dans les entreprises où ils sont les propriétaires). Donc le revenu qu'il touche est mixte.
Entre les différents revenu, si on veut une classification : d'un côté revenu du travailleurs
                                   d'1 autre côté revenu du capital

   Ce revenu primaire va être corrigé par une redistribution des revenus, la répartition initiale est modifiée par toute une série de transfert qui sont des prélèvements ou des prestations, quand on aura vu tout cela on pourra passer du RPB au RDB (revenu disponible brut).
L'Etat est un agent essentiel de la redistribution. Ceci étant, cet Etat a déjà agit en amont de cette répartition 2ndaire, de cette distribution, en effet l'Etat est intervenu dans la distribution primaire des revenus dans sa politique économique conjoncturelle, la politique économique menée par l'Etat influence (politique des revenus extérieur), la distribution primaire du revenu.
Il a déjà été en cause dans la redistribution par son activité réglementaire : fixer le salaire minimum est un acte de l'activité publique.

   Modalité de passage du RDB au RPB :
RDB des ménages : il faut partir du RPB de ces mêmes ménages + le revenu de transfert (prestations sociales) - les prélèvements (2 sortes : impôts directs sur le revenu et le patrimoine et les cotisations sociales)
RDB  =  RPB  + R de transfert - prélèvements    en 1995 , en milliards de francs
5365 =  5683  +       1978         -   546-1750
RDB par habitants = 92 000 frs

   Définition générale de RDB: on peut le définir comme étant en fait la possibilité maximum de consommation, si l'on exclu le recours ou la mobilisation au patrimoine des ménages et s'ils utilisent le flux de revenu de la période en question.
Si ce RD est B, c'est parce qu'au niveau des 5365 milliards en 1995, les sommes consacrées en fait à l'amortissement du capital n'ont pas encore été déduites.
D'une période à une autre les machines s'usent et se rendent obsolète, il faut donc consacrer une partie des ressources au stock fixe (amortissement).
Cette affaire de capitaux fixes n'a de sens que pour les ménages qui sont producteurs = les entreprises individuelles.

   En 1995 cet amortissement du capital s'élevait à 237 milliards de frs, on peut en déduire le RD net des ménages.
RDB - amortissement = 5128 milliards francs
Si on veut avoir une vision véritablement complète des RD des ménages, il nous faut encore un élément particulier: les services collectifs gratuits ou quasi- gratuits, consommés par les ménages (dépenses publiques qui permettent d'assurer les services publiques).
On définie l'indicateur de revenu élargie des ménages, ce revenu est le RDB + la prise en compte de tout ces services collectifs consommés par les ménages mis à disposition des ménages par l'administration
R élargi = RDB + Conso de serv. Pub.

Selon l'INSEE pour passer du RDB à R élargi, il faut ajouter entre 10 et 15% du RDB. C'est à dire que si on évalue le RDB à 100, le revenu élargi des ménages en prenant en compte la conso de services collectifs on passe à 115- 120.

Schéma général du système redistributif








RPB des ménages : salaire, bénef, revenu des entrepreneurs = 75% du RNB
RP des entreprises : qu'elle se verse à elle-même = investissement
                  Le ou les prélèvement(s): 2 éléments (cotisation sociale, impôt à la production)
De l'impôt à la production : on inclut dedans les aides de l'Etat qui sont inférieures aux impôts
De l'impôt sur la production nette vers la subvention.
Le système productif va avoir des prestations à reverser aux ménages et le financement des dépenses pub.
De 1962 à 1995, la part (%) des prélèvements dans le RDB est passée de 23% à 43%. De façon concomitante la part des revenus de transfert dans le RDB est passée de 21% à 37%.

2ème point : principes et modalités de la redistribution, de la répartition 2ndaire des revenus

    Les objectifs de la redistribution, elle implique l'action volontaire de l'Etat, cette intervention volontaire dérive de la volonté d'arriver à certain résultats.
    On pourrait distinguer des objectifs économiques et des objectifs socio- politiques
Les économiques : on pourrait évoquer que c'est de permettre la production de biens ou de services économiques qui sont donc des biens collectifs ou des services publics. Agir via la redistribution c'est pour les pouvoirs pub, un moyen de politique économique, agir sur le revenu peut-être une levée d'actions sur la croissance

    Les socio- politiques : on pourrait dire que de façon générale, ils se résument à la volonté de maintenir la cohésion sociale. On pourrait en distinguer 2 éléments :*s'il y a redistribution c'est que grâce à elle on peut satisfaire à des besoins collectifs, assurance et couverture des fonctions régaliennes de l'Etat.
                                            * la redistribution peut viser à satisfaire les besoins individuels des plus défavorisés, elle ne vise pas à assurer une vie civique convenable, mais plutôt de lutter contre l'inégalité sociale.

Les processus

L'acteur principal de cette redistribution est l'Etat, par exemple : la sécurité sociale y participe également, toute une série d'institution publique ou parapublique qui participe à cette redistribution.
Les modalités de ces processus, ils sont redistribués entre ces organismes publics et parapublics, cette redistribution est diverse.
Il y en a 4 :    #entre les biens portants et les malades (santé)
             #entre les actifs occupés et les actifs inoccupés
        #entre les actifs occupés et les retraités
        #entre les ménages sans enfants et ceux avec

Ces processus vont consister en prélèvements et en prestations
Prélèvements : au niveau des cotisations sociales, si on est salarié, on touche le salaire net, une partie des cotisations sociales sont patronales et d'autre salariales.
Tout les impôts ne sont pas du même type, au niveau des impôts, on distingue les progressifs, les proportionnels et les dégressifs








1 : augmentation à taux constants : quelque soit le niveau de revenu la part prélevée est la même ex : CSG
2 : augmentation à taux croissant, plus le revenu est élevé, plus la part est élevée , ex :IRPP (impôt sur le revenu)
3 : la part du revenu acquitté est plus faible quand le revenu augmente, ex : TVA

Remarque, l'effet redistributif est d'autant plus fort que les prélèvements progressifs sont marqués.
Les prestations : 2 choses : au niveau des prestations, il y a le motif de perception de prestations : les retraites, la famille, la santé, le chômage. Ces phénomènes sont tous complexes, en tout cas l'évolution propre de ces phénomènes a des conséquences évidentes et mécaniques sur la masse des prestations, les pouvoirs publics sont amenés à réagir par rapport à l'évolution de ces phénomènes.
L'effet redistributif est d'autant plus marqué que le versement des prestations est bien destiné aux plus défavorisés.

Au niveau des prestations : 2 logiques d'attribution qui seront dans les faits combinées mais en pratique on peut les séparer : 1 : logique d'assurance, ou bismarkienne : sous son autorité avait été mise en place une sorte de système social qui était  une logique d'assurance : pour bénéficier d'une prestation, il faut au préalable avoir cotisé antérieurement, ex : les retraites.
      2 : logique d'assistance : Beveridge est un britannique selon lequel pour bénéficier d'une prestation, il n'est pas nécessaire d'avoir cotisé préalablement, en effet le bénéfice de la prestation est fondé sur un droit reconnu. Il s'inscrit dans une logique de besoin reconnu, ex : le RMI..

Ces 2 logiques cohabitent, elles sont à l'œuvre, coexistent.

En 1995, les prestations totales correspondaient à 29% du PIB (en 1949, 12%).
Au niveau des prélèvements obligatoires : pression fiscale + pression sociale, on est en dessous de 40% du PIB.
Au niveau des prélèvements obligatoires : 65% cotisations sociales (tendance à la baisse)
                             35% d'impôt (tendance à la hausse)
au niveau de la structure sur 100% des prestations sociales en 1995 : 51frs correspondaient à la vieillesse ; 27,5 à la santé ; 13 à la famille ; 8.5 au chômage.

Evaluation qualitative :
1- le système redistributif est une usine brassant beaucoup d'argent tant au niveau prélèvements qu'au niveau prestations. Mais le résultat de cette redistribution est faible, l'effet global du système de redistribution est limité. On ne pourrait l'évoquer que dans le cas français car de nombreux prélèvements sont en fait peu progressifs voir dégressifs, comme le poids lourd de la TVA, de l'impôt sur le revenu.
On a un système de plafond qui fait que ces prélèvements sous forme de cotisations sociales sont peu augmentés :c'est un point négatif.

2- Certaines prestations (retraite, famille) reproduisent les inégalités de redistribution primaire, pourtant cela explique l'effet global du système redistributif, l'effet global est faible, mais le fait qu'il soit faible peut cacher un effet relatif ou structurel plus marqué.
Passage entre revenu primaire et revenu disponible, le niveau macro-économique du revenu primaire était très proche du niveau macro-économique du revenu disponible.

Analyse structurelle:
Pour les catégories privilégiées économiquement (cadre supérieure, profession libérale ou indépendante), leur revenu primaire est supérieur au revenu disponible.
Pour les inactifs (retraités), le revenu disponible est supérieur  au revenu primaire.
Sans nier que le système redistributif connaît des dysfonctionnements, l'évaluation du système d'un point de vue trop macro-économique, n'est sans doute  pas pertinente. Au delà de la question de l'efficacité de ce système redistributif, sa raison est le sujet de débats politiques et théoriques; d'un côté les libéraux et de l'autre les interventionnistes.

Les libéraux ont l'idée que pour l'essentiel l'Etat doit se cantonner à son rôle traditionnel qui est la couverture de ses fonctions régaliennes (armée, police...) on pose un œil critique sur ce système qui ne fonctionne pas toujours très bien, produit des effets pervers, on arrive à l'assistanat de la société et l'esprit d'entreprise est trop adoucit et pas encouragé.

Les interventionnistes pensent que l'Etat doit couvrir ses fonctions régaliennes et a des missions sociales, socio-économiques et au-delà de l'Etat gendarme, il faut encourager l'Etat providence, en vue de maintenir le lien social, de faire vivre la citoyenneté et d'améliorer le service pub.
Nous retrouverons ce débat en terme de politique économique chez les libéraux: s'ils sont pour un rôle de l'Etat limité, ils pensent que le marché s'autorégule, il peut trouver son équilibre, l'intervention de l'Etat dans le jeu économique est au mieux inutile au pire néfaste. Il faut laisser faire le marché.
Les interventionnistes sont plus keynésiens car le marché est peut-être performant pour allouer les ressources mais en tout cas le marché ne parvient pas de lui-même à réaliser le niveau de plein emploi. De ce fait l'Etat doit intervenir par une politique budgétaire adaptée.

SECTION 4 : utilisation des revenus (consommation et épargne)


R dispo     C
        E
En 1989, pour 100frs de R dispo: 80% C et 20% E (macro -éco)
    R = C+E

1: consommation

Définition de la comptabilité nationale: la consommation est l'acte d'utiliser un bien ou un service à des fins individuelles ou collectives, distinction entre consommation finale et consommation intermédiaire.
Elle est finale quand les ménages disposent des biens en les utilisants en vu de la satisfaction d'un besoin humain, ce qui implique soit la destruction immédiate soit l'usure progressive du bien. Lors de l'acte de consommation c'est une sortie définitive du produit consommé. Le produit disparaît, il ne servira plus à la production.
La consommation est intermédiaire quand elle n'est qu'un moment dans le cycle de production. On a non pas une destruction mais une transformation dans le cadre de la production. Elle est incorporée dans le produit émergeant.
On considère en comptabilité nationale, que si une personne achète de la farine, de la levure pour faire son pain et l'autoconsommer, la levure sera la consommation finale car le pain n'est pas vendu. Le critère marchand est important. Le produit final doit être vendu.

Une marchandise peut avoir 3 utilisations:
        1: consommation finale des ménages, elle est complètement détruite et ne donne pas lieu à une augmentation de la production
        2: consommation intermédiaire des entreprises, elle est transformée mais peut s'interpréter comme une augmentation de la production
        3: elle peut servir à l'investissement des entreprises, il n'y a pas de destruction immédiate et l'investissement c'est de permettre l'augmentation de la production.

Le point de vu de l'anthropologie économique, à propos de la consommation disons que consommer est satisfaire un besoin. On pourrait remarquer que tout les besoins humains ne sont pas satisfaits par des dépenses de consommation, ex: respirer n'est pas un phénomène économique, pas de rareté de l'air.

Il faut voir qu'il peut y avoir satisfaction des besoins sans dépenses monétaires, que la consommation finale des ménages ne répond pas seulement à des fonctions économiques matérielles, cette consommation finale des ménages remplie aussi des fonctions sociales et symboliques : on vise le fait que c'est en consommant que l'on acquière le statut social de consommateur. Les choix de consommation des ménages ne répond pas strictement à des préférences, des goûts établis dans un rapport direct des individus aux biens. En effet les choix de consommation répondent largement à une logique  sociale, c'est une logique de démonstration, d'appartenance ou de référence à un groupe social particulier.

Consommation ostentatoire, consommation signe (j. Baudrillard)
Il n'est évidement pas innocent de faire les choix de consommation suivant: choisir IKEA ou une commode Louis XV n'a pas la même volonté sociale.
De très nombreux choix de consommation se font en conformité avec des normes de consommation qui sont socio-éco et ces normes de consommations ne se définissent pas au niveau de l'individu mais au niveau d'un groupe social particulier.
Quelques variables qui influencent les choix de consommation:
        *les économistes diront que le revenu disponible va influencer le niveau et les choix de consommation.
        *au niveau des biens et services, la consommation dépend du rapport qualité prix (variété, prix).
        *les sociologues diront que d'un point de vue macro-social: le style de société dans laquelle les ménages interviennent est un facteur important qui influence les niveaux et les choix de consommation. Le groupe social d'appartenance et de référence peut lui aussi influencer les choix de consommation.

Dans le cadre de cette explication sociologique, il y a comme une pression sociale qui peut-être générale ou plus particulière sur les choix de consommations. Il y a comme une influence sociale ou de la société sur les choix individuels.

Les phénomènes de mode vestimentaire ne sont pas spontanés, les goût de chacun se forment  sous influences sociales, et ne sont pas individuels.
Les classements possibles des biens et services de consommation en fonction de certains critères qui feront des catégories:
    1er critère: les biens durables et les biens non durables.
Les biens durables: usage répété dans le temps jusqu'à usure totale du bien.
Les biens non durables: destruction immédiate et irréversible du bien, usage unique.
De façon conventionnelle en comptabilité nationale, on considérera seulement que l'achat et le gros entretien du logement sont considérés comme des biens durables d'investissement des ménages.

    2nd critère: les biens matériels et les biens immatériels (service).
Les biens matériels: palpables, stockables, consommés après avoir été produits.
Les biens immatériels: objets non stockables, le service est consommé dans sa production.
Les services sont en fait une activité de mise à disposition d'une compétence individuelle ou d'un équipement particulier. Il y a dans le cadre d'une consultation médicale une compétence individuelle du médecin.

    3ème critère: les biens marchands et biens non marchands.
Les biens marchands: échange sur un marché obtenu par un consommateur qui va payer le bien à un prix qui sera supérieur ou égal au coût de production du bien.
Les biens non marchands: ne s'échangent pas sur un marché, leur valeur peut-être égale ou inférieure au coût de sa production (même nulle comme gratuit), la plupart des biens non marchands sont souvent des services non marchands, on peut distinguer les collectifs (armée) ou les individuels.
En général on va mesurer les consommations par les sommes dépensées pour les acheter, mais certain biens sont consommés sans avoir été achetés: les services, mais aussi l'autoconsommation.

    4ème critère: bien de consommation individuelle et bien de consommation collective.
Les biens de consommation individuelle: si l'usage ou l'utilisation du bien par l'individu exclu ceux par un autre individu, exclusivité.
Les biens de consommation collective: si l'exclusivité de la consommation ne vaut plus, c'est un usage collectif du bien ou du service.

2: l'épargne
A: définition de l'épargne

On appelle épargne la part du revenu disponible qui n'est pas consacrée à la consommation immédiate: définition générale.
On peut expliquer cette définition de 5 façons:
        a: le sens commun, l'épargne est entendue comme une activité de mise en réserve, la thésaurisation si la mise en réserve consiste en ce que l'on appelle le bas de laine, l'épargne réservée.

        b: l'épargne est la constitution d'un capital, patrimoine, fortune peu à peu accumulée, épargne créatrice.     
                      R = C+E    (3 flux)
                Pat t+ R = C+ Pat+ E
                Pat t+ R = Pat (t+1)
        
        c: en quelque sorte c'est la condition de cette accumulation du patrimoine.. Pour accumuler, il ne faut pas avoir consommé tout son revenu: comportement d'abstinence.
L'épargne est la renonciation à la consommation.
L'accent sur cette dimension d'effort va servir dans le cadre de certaines théories à justifier le fait que l'épargne est rémunérée. C'est donc dans cette perspective que les épargnants capitalistes vont toucher un intérêt, en contre partie de sacrifices consentis. On retrouve la conception classique de l'intérêt et pour celle-ci l'intérêt vient rémunérer la renonciation à la consommation.

        d: conception keynésienne: l'épargne est l'excès du revenu sur les demandes de consommation, pour Keynes, cette épargne est un résidu, pas un choix délibéré, ce n'est pas un acte volontaire d'abstinence des ménages. Pourtant du revenu, le choix du ménage sera de déterminer le niveau.
Cette épargne on peut en faire 2 choses: soit la consommer sous forme liquide (porte monnaie, compte courant); soit la placer sous la forme d'un emprunt à long terme ou d'achat de titres. Cette somme n'est plus mobilisable, il faudra négocier pour la récupérer. Placer l'épargne c'est renoncer à la liquidité. Le taux d'intérêt est une renonciation à la liquidité chez Keynes:, et à la consommation chez les classiques.

Définition extensive (vu plus haut) qui visait à rassembler les différentes formes.
Au niveau de l'épargne, il y a 3 grandes catégories de formes:
    * directement utilisée par l'agent qui l'a faite = investissement direct
    * l'épargne dégagée est inemployée, elle sort du circuit = thésaurisation
    * l'épargne dégagée par un agent est employée pour autrui = placement; prêt

On peut aussi mentionner d'autres critères (3) pour l'épargne :
    * en fonction de leur durée, pour l'épargne placée, l'immobilisation à laquelle l'épargne donne lieu peut s'étendre sur un court, moyen ou long terme.
    * selon les agents épargnants: les entreprises, les ménages, les administrations
    * selon leur caractère volontaire ou involontaire, en effet le comportement d'épargnant peut-être voulu ou subi. Si elle est librement choisie, on parle d'épargne libre ou volontaire; si elle est subie on parle d'épargne placée. 2 cas d'épargne placée:
            # l'impôt subit par les ménages dans la mesure où ils limitent la consommation
            # l'inflation, il y a réduction du pouvoir d'achat et amputation de la consommation

Nous nous intéressons principalement à l'épargne volontaire des ménages.

B: les mobiles de l'épargne

Pourquoi les ménages épargnent-ils ? 3 motifs
* un besoin de liquidité: obtenir de la monnaie (billets, dépôts sur compte courant),
c'est une réserve de valeurs mobilisables à tout instant, comme un pouvoir d'achat.
    * un besoin de protection : mettre de l'argent de côté pour faire face à certains risques (accident, chômage..)
    * épargner peut répondre au désir de constitution ou d'accroissement d'un patrimoine, cette constitution de patrimoine présente différents avantages dans la mesure où en posséder un permet d'éviter des dépenses ( un propriétaire ne paie pas de loyer), en outre la propriété d'un patrimoine permet d'obtenir un revenu supplémentaire (mettre à bail).

C : les emplois de l'épargne

Les sommes épargnées par les ménages peuvent être affectées à différents emplois, on peut essayer de qualifier chacun de ces emplois par leurs caractéristiques en terme de liquidité, sécurité, rentabilité, ex : si on a du liquide (billets, compte courant) cet emploi de l'épargne a les caractéristiques suivantes :    
      *liquidités fortes (mobilisable tout le temps)
        *sécurité si ni inflation, ni déflation.
        *rentabilité réelle
ex2 : une épargne sous valeur mobilière
   la liquidité est faible (une action : on la vend, négociation)
    la rentabilité est positive, forte (dividende)
Les deux sont incompatibles.

Dans les années 1980, il y a eu un mouvement d'innovation financière (produit financier nouveau), il a remis en cause cette difficulté d `association (ex 2 ci-dessus), en particulier les SICAV monétaires (un portefeuille) qui associaient une liquidité et n'excluaient pas une rentabilité.

Remarques : 1 : FBCF (formation brute de capital fixe) des entrepreneurs individuels.
C'est un investissement brut, une catégorie particulière de l'emploi de l'épargne. Si on dit FBCF et FNCF (nette) c'est que son épargne vise d'une part à renouveler l'équipement des entreprises en question ou à l'accroître.
Cette utilisation d'épargne des ménages c'est à proprement parler l'épargne qui est investie dans l'entreprise, autofinancement des entrepreneurs individuels.

           2 : remboursement des prêts, épargne contractuelle. Certains biens sont achetés par les ménages (notamment immobilière) en vue de l'augmentation d'un patrimoine.
Souvent pour les biens en question, le coût est supérieur au montant épargné au moment de l'achat. Dans ce cas, les ménages qui veulent acquérir le bien vont emprunter le complément entre l'épargne déjà accumulée et le coût du bien en question.
Emprunter le complément veut dire que les ménages s'engagent à constituer dans l'avenir une épargne qui sera suffisante pour assurer le remboursement du prêt et le paiement des intérêts : épargne contractuelle, engagée dans un contrat.
En comptabilité nationale le remboursement de prêts de ce type est considéré comme une épargne des ménages.

     3: les placements : immobilier, valeur mobilière (action, obligation) assurance vie.
         4 : l'épargne monétaire : la détention de pièces, billets, dépôt en banque (compte courant).

D : comportement d'épargne et caractéristique des ménages

Le taux d'épargne (montant total dégagé par les ménages) et les emplois de l'épargne c'est à dire le niveau d'épargne d'un côté et la structure de l'autre varie selon les caractéristiques des ménages
        1 : a :  le revenu : plus le revenu augmente, plus l'épargne augmente : on a remarqué que plus le revenu disponible augmentait, plus la part de ce revenu consacré à l'épargne augmentait .
                   b : quand le revenu augmente, la part de l'épargne financière augmente ainsi que la plupart                                                                                         de l'apport  personnel pour l'achat d'immobilier.
        2 : le comportement d'épargne change selon la catégorie socioprofessionnelle (PC) ou le PCF (profession et catégorie sociale). Le taux d'épargne des ouvriers ou des employés est souvent inférieur au taux d'épargne moyen. En revanche celui des cadres supérieurs et professions indépendantes est supérieur.
        3 : le comportement d'épargne des ménages évolue suivant l'âge du chef du ménage.

E : les mesures du concept d'épargne

L'épargne brute est la parti non consommée du revenu moins la consommation : E brut = RDB- C
L'épargne nette est la différence entre épargne brute et amortissement : E nette = E brut- Amort
On appelle propension à épargner, le rapport entre l'épargne et le revenu : Pmy E = E brut/ R
On utilise cela pour un ménage ou une catégorie de ménages.
On parle de taux d'épargne en macro-économie : Tx E = E général/ RD = E brut/ R
En 1990, ce taux d'épargne était de 20% à comparer au 16% des USA et 31% des japonais. On a remarqué que ce taux a diminué car en 196- il était de 26%.

TRANSITION : l'épargne peut être envisagée du point de vue des décisions individuelles des ménages, on peut aussi appréhender cette épargne de façon macro-économique. C'est à ce niveau d'épargne qu'est saisie le plus nettement la fonction économique importante et l'essentiel dans ce type d'économie qui est dévolu à une épargne, l'épargne a pour fonction essentielle le financement des investissements qui permettent le maintien et même l'accroissement de la capacité de production nationale. L'économie sociale se définie comme la somme des épargnes individuelles. La logique des épargnes individuelles ou collectives ne se recoupe pas nécessairement. La thésaurisation : du point de vue d'un ménage particulier peut-être un emploi avantageux de l'épargne (pour avoir de l'argent immédiatement disponible).

La thésaurisation au niveau global, est quelque chose d'inutile voir néfaste car l'épargne thésaurisée ne participe pas au financement de l'investissement = emploi social non productif.

Transformation de l'épargne en investissement, cependant le montant et les formes de l'épargne ne correspondent pas toujours spontanément à l'économie et aux formes de financement requises pour l'investissement. Cette non correspondance spontanée est la raison d'être de l'invention d'agents (les intermédiaires bancaires et financiers), dont la fonction est d'ajuster l'épargne à l'investissement.

Traditionnellement pour les ménages, l'épargne dégagée est supérieure à l'investissement concrétisée par les ménages. Quand une catégorie d'agents a une épargne supérieure à l'investissement, on dit que cette catégorie est une capacité de financement.
Pour les entreprises (Ent) c'est l'inverse : l'épargne (E) dégagée est inférieure à l'investissement (I)
Souvent les profits non redistribués ne suffisent pas à couvrir l'investissement :
                                 Ent-> E<I = besoin de financement

On appelle la transformation E  en I le processus d'ajustement entre la capacité de financement des uns et le besoin de financement des autres. Les intermédiaires de financement feront l'ajustement.
Souvent les ménages (Men) prêteurs souhaitent détenir l'E plutôt liquide à court terme. En revanche les Ent emprunteuses souhaitent un financement à long terme. Au niveau de la temporalité, il y a un problème, c'est aux intermédiaires bancaires et financiers de coordonner des comportements en prenant le risque de prêter à long terme aux Ent sur des ressources déposées à court terme. C'est un risque calculé, les dépôts d'E se suivent.

SECTION 5 : dynamique (croissance) et accumulation du capital  (investissement et progrès technique)

L'I se relie à l'E via sont financement.
L'I touche directement la distribution, c'est l'accumulation de capitaux fixes qui est le 2nd facteur de distribution après le travail. Que l'on relie I à E ou à la production (Y°), il reste que cet I est toujours saisi comme un lien entre le présent et le futur, l'I s'entend toujours dans le cadre présent futur.
Vers 1780 pour un quintal de blé, il fallait 200 heures de travail, vers 1980 il ne faut plus que 7 heures de travail.

La productivité (Yité) du travail a notoirement augmenté de 1780 à 1980. La productivité du travail est la production par unité de travail (moyenne du travail).
    Yité = in put / out put = Y° / quantité de facteur travail
La Yité du travail a doublé : traduction : * avec la même quantité de travail on peut produire 2 fois plus
 *on peut produire la même Y° avec 2 fois moins de temps
En fait historiquement, l'augmentation de la Yité  du travail a correspondu à la fois à une baisse du temps de travail global et à une augmentation du niveau de Y°

Une fois identifiée à la hausse, à quoi est -elle due ?
A n'en pas douter l'amélioration de la formation des travailleurs a augmenté et aussi l'amélioration du travail et de son organisation.
Mais cela ne suffit pas à expliquer l'évolution. L'automatisation de la Y° est en fait un effort d'équipement de la révolution industrielle à nos jours. Une heure travail s'applique à un outillage qui est supérieur en quantité et meilleur en qualité, cette amélioration quantitative et qualitative rend le travail plus productif. Cet effort d'équipement vient des efforts d'I.

2 facettes à l'I :
    1 : I est un achat/ vente de biens d'I ou de Y°,  les biens de Y° sont offerts par certaines Ent et   demandés par d'autre Ent. L'I ne concerne que les Ent. Comme l'achat/ vente de biens de Y° fait parti de la demande global au même titre que la consommation (C°) et les exportations.
I, C°, Export = I global
Dans un circuit fermé, l'I est la demande de bien Y° et la C° est la demande de bien de C°. Si la politique de stimulation de l'activité économique et la relance de l'I peut se faire.

    2 : I touche aussi à l'offre (O). I est acquis comme un bien de Y° qui permet en fait de développer les capacités de Y°, c'est en investissant aujourd'hui que je peux demander l'augmentation de l'O de biens.
L'I recule les limites de la Y°, si à une date je n'investis pas, demain je ne pourrait pas augmenter la Y°.
L'I présente la spécificité de s'appliquer à la fois sur la demande (D) et sur l'O.
L'I peut apparaître comme une condition et comme une conséquence de la Y°.
Conséquences :I est utilisé pour des biens produits.
Condition car il faut I pour augmenter la Y°

1 : I est l'action sur la demande

Considérons des chefs d'Ent qui I car ils ont confiance en l'Etat et le climat éco. Ils vont s'adresser à ceux d'entre eux qui fabriquent des machines.
Achat/vente de biens d'I qui va augmenter le chiffre d'affaire (CA) des fabriquants d'I et va permettre la hausse des salaires, la hausse du volume des impôts, la hausse des profits réalisés, puis la hausse des salaires va nourrir la demande de C° donc augmente le CA des producteurs de biens de C° qui vont augmenter le salaire des salariés, ce qui augmentera le volume du PIB et les profits réalisés et devant une demande de biens de C° qui monte, cela peut amener le producteur de biens de C° à augmenter ses commandes chez les fournisseurs et reprendre le comportement d'I.

Schéma mécanique trop beau pour être réel. Ce schéma met en évidence l'effet boule de neige de l'I, en théorie éco on l'appelle effet multiplicateur de l'I sur l'activité.
Si les pouvoirs publics on ce schéma en tête, ils peuvent vouloir relancer l'activité en période morose, en stimulant les projet d'I.

Ce raisonnement est trop mécanique et la politique éco peut être entravée par des obstacles, des fuites.
    1ère fuite :l'épargne est thésaurisée si les salaires distribués par les chefs d'Ent donnent lieu a des hausses de C°, mais si les hausses de salaires sont captées par l'épargne (E) , cela ne relance pas la demande de biens de C°.
    2ème fuite :les importations, si nos producteurs souhaitent investir et s'en vont en Allemagne, il y aura importation, donc le schéma ne marche pas. Importation = fuite de commande.