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Romains
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Lettres de Paulos
Épîtres de Paul
Paul est né à Tarse entre 5 et 10 de l’ère chrétienne (Ac 22,3; et aussi 9,11.30;11,25; 21,39). Capitale historique de la Cilicie, la cité avait joui d’un statut privilégié à l’époque hellénistique puis lorsqu’elle fut conquise par les Romains en 66/67 avant l’ère chrétienne. Une importante communauté juive lui donne sa coloration particulière lorsque Shaoul, le « Demandé », vient au monde dans une famille juive pratiquante. Il est normalement circoncis à l’âge de huit jours et apprend à lire dans la Tora: pour lui la parole de IHVH-Adonaï est un livre qui vit chaque jour en lui et autour de lui au rythme des shabats, des fêtes bibliques et des rites synagogaux. Son père tient à faire de lui un docteur de la Tora et l’envoie à Jérusalem étudier aux pieds de Rabban Gamli‘él l’Ancien. Paul, chaque ligne de ses lettres l’atteste, en restera marqué durant sa vie entière. Et toute son existence, même après avoir quitté la secte des pharisiens pour adhérer à Iéshoua‘ bèn Iosseph, il continuera à pratiquer, dans l’esprit des pharisiens, et jusqu’à sa mort, la religion de ses pères. Paul est par surcroît parfaitement hellénisé. Sa famille, probablement aisée, a dû lui donner les meilleurs maîtres de la ville et son insertion dans le monde païen est facilitée par le fait qu’il jouit du privilège d’être, comme l’était Flavius Josèphe, citoyen romain nanti des tria nomina: son nom complet pourrait avoir été Caius Julius Paulus.
Hébreu, grec, romain: il porte en lui les ferments d’une contradiction éclatante dans sa manière d’être, de penser, de s’exprimer. Né au coeur d’un conflit de cultures et de civilisations, il est, à longueur de vie, un homme conflictuel, jusque dans sa manière de ressentir l’univers: la lumière contre les ténèbres, l’esprit contre la chair, la foi contre les oeuvres. Il est ainsi un polémiste né, qu’il se batte dans le camp des pharisiens ou, après sa conversion, qu’il porte la parole du messie Iéshoua‘ jusqu’au bout du monde. Son conflit personnel trouve alors sa solution dans la foi absolue en Iéshoua‘ le Messie, ce Jésus-Christ qu’il annonce aux nations: en lui, il n’est plus Juif ni Grec, homme ni femme, homme libre ni esclave, riche ni pauvre. Tout est un en un, par le miracle de l’amour crucifié et ressuscité dont Iéshoua‘ constitue la parfaite incarnation.
Ainsi libéré, Paul, ébloui, entreprend de convertir le monde à la foi nouvelle. Il importe d’autant plus d’élucider ce point qu’il est le plus souvent estompé par l’exégèse traditionnelle.
En effet, Shaoul de Tarse a, plus que tous, souffert des confusions nées après le tragique renversement des situations, issu du désastre de 70. Sa pensée prend une signification diamétralement différente selon qu’elle est ou non interprétée par rapport aux réalités politiques et spirituelles qui précédèrent la destruction du Temple et du peuple d’Israël. Mais, bien que Paul ait probablement été décapité à Rome, par les Romains, vers l’an 66, sa pensée, à cause peut-être du rôle déterminant qu’elle a joué dans la formation de l’Église, est constamment interprétée comme si elle avait été formulée après le désastre de 70. Cela est vrai pour la plupart des exégètes chrétiens, insuffisamment attentifs aux réalités internes du monde juif comme à la révolution provoquée en Israël par le traumatisme de son écrasement par Rome. Cela est également vrai pour les adversaires juifs de l’apôtre des Gentils, sans doute peu soucieux de s’informer de la chronologie paulinienne et qui voient en Paul l’ennemi d’Israël, l’auteur du schisme judéo-chrétien, le principal responsable des malheurs que ce schisme et les mesures antijuives qu’il a inspirées ultérieurement à l’Église a valus aux Juifs qui avaient échappé au génocide perpétré par l’Empire romain. Une rigoureuse analyse des faits, compte tenu de leur contexte historique, aboutirait de part et d’autre à une plus juste appréciation de la vie et de l’oeuvre d’un des plus puissants génies juifs de l’histoire.
À la différence d’une importante fraction du judaïsme hellénisé, Paul n’a jamais rompu avec ses racines hébraïques et rabbiniques, et il resta inébranlablement fidèle jusqu’à la mort à l’Elohîms et au peuple d’Israël: comme ce fut le cas pour Iéshoua‘, il fut condamné à mort par les Romains en tant que juif rebelle. Malgré l’antilégalisme qu’on lui prête systématiquement sans trop se soucier de la signification réelle de ses analyses sur la foi et la loi, Paul est resté toute sa vie un Juif fervent et pratiquant. Il trouvait dans les communautés juives de la diaspora un accueil généralement ouvert. La chronologie de ses voyages est fixée en fonction des fêtes juives. Les résistances que les pharisiens, quand ils le peuvent, opposent à son action étaient normales dans l’affrontement général des sectes de son temps; ils s’opposaient avec autant d’énergie aux enseignements des sadducéens, des esséniens ou à la propagande des zélotes. De nos jours encore un rabbin, de quelque obédience qu’il soit, orthodoxe, conservateur ou libéral, n’est jamais accueilli sans réserve ni sans risques dans la synagogue d’une tendance qui n’est pas la sienne.
Quel que soit l’antilégalisme de Paul, celui-ci devait paraître moins grave aux yeux des maîtres du pharisaïsme que l’allégorisme systématique de Philon, par exemple. Paul, de toute manière, n’a jamais rompu et n’a jamais demandé aux juifs de rompre avec la pratique des misvot, ou commandements de la Tora. Il souhaitait par-dessus tout que cette pratique ne s’exerce jamais sans l’adhérence de la foi et de l’amour (Rm 13,8-10). Même au regard des rabbis les plus intransigeants, la pratique des misvot n’était obligatoire que pour les Hébreux, et non pour les païens.
Paul est passionnément en quête d’une solution qui permette la réconciliation des Hébreux et des nations, sans fermer devant ces dernières, par trop d’exigences, les portes du royaume. Lui-même circoncit Timothée, le fils d’une juive et d’un gentil, fidèle en cela à la stricte définition de la loi des pharisiens. Au retour d’une de ses missions dans la diaspora, il entend prouver ostensiblement qu’il se conduit en observateur fidèle des misvot et, publiquement, il célèbre au Temple de Jérusalem les rites traditionnels de la purification.
Paul est plus profondément juif lorsqu’il fait de l’histoire, et plus particulièrement de l’histoire de son peuple, le fondement de sa pensée théologique: les chapitres 9 à 11 de la lettre aux Romains constituent l’une des apologies les plus éloquentes d’Israël. Le rejet dont il parle n’est pas encore une notion théologique abstraite des réalités de la vie ou plaquée sur elles, comme conséquence du mythe obsessionnel du déicide, ce qu’il deviendra aux IIe et IIIe siècles, et plus lourdement encore au IVe siècle après la conversion de Constantin. Le rejet d’Israël est alors, davantage qu’un slogan antisémite, la lourde, la cruelle réalité politique dans laquelle les Juifs se débattent sous le joug de Rome. Paul finira par mourir lui aussi, victime des Romains impérialistes et païens, en tant que Juif, en tant que fils d’Israël et qui servait un autre roi que César, Iéshoua‘, un autre Dieu que les dieux de Rome, IHVH-Adonaï Elohîms.
Pendant des siècles l’Empire romain, après avoir écrasé Israël et rasé Jérusalem, allait persécuter les chrétiens avec la même férocité. Et l’on se prend à rêver d’un dialogue entre César et le Christ ou Paul, comparable à celui de Moshè avec Pharaon dans l’Exode.
Treize lettres constituent l’édifice théologique dont l’imagerie ne cesse d’interpeller, au-delà de leurs destinataires, l’humanité entière, posant devant elle les problèmes les plus décisifs, ceux de la vie et de la mort et, au-delà de la mort, d’une résurrection qui permette et déjà sur terre la contemplation du royaume de IHVH-Adonaï.
Une lettre est un document écrit employé en tant que moyen de communication entre des personnes séparées par la distance.
On trouve occasionnellement des lettres dans la Bible hébraïque (2 S 11, 14-15; 1 R 21,8-10); dans le Nouveau Testament, les treize lettres pauliniennes, la lettre aux Hébreux, les sept lettres dites catholiques, constituent, avec les Évangiles, les Actes des Apôtres et l’Apocalypse, les Écritures nouvelles ayant autorité révélée, de source divine pour les chrétiens.
Le grec epistolè désigne ce que l’on dénommait jadis des « épîtres », et que nous appelons de nos jours des lettres. Voici deux mille ans, chez les Grecs, chez les Romains comme chez les Hébreux, la lettre est écrite non plus sur des tablettes d’argile, mais sur des feuilles de papyrus ou sur des morceaux de parchemin, pliés ou roulés. Elles sont scellées avant d’être envoyées par courrier privé à leur destinataire. Le service postal officiel, dans l’Empire romain (cursus publicus) était réservé aux besoins de l’administration et ne se chargeait pas du courrier des particuliers.
Les lettres de Paul, comme les autres écrits du Nouveau Testament, ne peuvent être datées que bien approximativement. Voici, en fonction des critères internes ou externes qui ont pu être réunis en la matière, les dates auxquelles les différentes lettres ont pu être écrites.
Lettres Lieu de composition Année
1er et 2e aux Thessaloniciens Corinthe 50/51
Philippiens Éphèse 55/57
Galates Éphèse 55/57
1er aux Corinthiens Éphèse (?) 55/57
2e aux Corinthiens Macédoine 55/57
Romains Corinthe 57/58
Colossiens Rome (?) 61/63
Éphésiens Rome (?) 61/63
Philémon Rome (?) 61/63
1er à Timothée Macédoine (?) 63/65
Tite Macédoine (?) 63/65
2e à Timothée Rome (?) 64/66
Lettre aux Romains
Rome, capitale de l’Empire, avait une importante communauté juive au sein de laquelle se forma progressivement, enrichie par l’arrivée d’immigrants appartenant à la religion nouvelle, une communauté chrétienne, constituée par des Hébreux et par des païens convertis. Paul écrit sa lettre aux uns et aux autres, fidèle à sa pensée selon laquelle le messie Iéshoua‘ a effacé les frontières qui séparent les hommes et les peuples.
Rome était le point de mire vers lequel se tournaient les regards de tous les hommes concernés par les problèmes politiques et religieux de leur siècle. Paul souhaitait depuis longtemps s’arracher à l’Asie pour, dépassant les frontières de l’Achaïe, se rendre en Occident et jusqu’en Espagne, espérait-il. C’est ainsi que, se trouvant à Corinthe, vers l’an 58, il écrit cette lettre pour préparer les Romains à sa visite.
Voici son plan:
I. Salutations préliminaires (1,1-15);
II. L’annonce du salut, thème fondamental de la lettre (1,16-8,39); la justification par la foi; qui est une adhérence à IHVH-Adonaï et à son messie:
a) hors de cette adhérence, les Hébreux comme les païens subissent la colère de IHVH-Adonaï (1,18-3,20);
b) l’adhérence à IHVH-Adonaï source de salut d’Adâm à Iéshoua‘, le roi-messie; l’adhérence d’Abrahâm (chap. 4); l’humanité d’Adâm à Iéshoua‘ (chap. 5); l’immersion fait participer à la mort et à la résurrection de Iéshoua‘ (chap. 7); le pouvoir libérateur du souffle sacré (chap. 8).
III. Le mystère des Juifs et des Gentils dans l’économie du salut universel (chap. 9 à 11):
a) Paul, fils d’Israël (9, 1-5);
b) le sens de l’élection et la volonté de IHVH-Adonaï (9,6-24);
c) la promesse divine concerne l’humanité entière (9,25-29);
d) la déchéance politique et spirinuelle d’Israël résulte de la primauté donnée à la loi sur la foi (9,30-10,21);
e) cette déchéance n’est ni totale ni définitive: un reste, comprenant Paul lui-même, reviendra (11, 1-10);
f) la déchéance d’Israël a ouvert aux Gentils les portes du salut (11,11-16);
g) l’arbre et ses racines (11, 17-24);
h) la réconciliation d’Israël et des nations, condition du salut universel (11,25-36).
IV. La dernière partie de la lettre, de portée éthique, traite de la tora d’amour (12,1-15,13):
a) la consécration de soi à IHVH-Adonaï et aux autres (12,1-13);
b) l’amour des ennemis (12,14-21);
c) l’obéissance aux pouvoirs établis (13,1-7);
d) l’amour est la sommation de tous les ordres de IHVH-Adonaï (13,8-10);
e) l’approche du salut (13,11-14);
f) le droit d’être différent (14,1-15,13).
V. Remarques conclusives (15,14-16,27).
Ajoutons ici que certains commentateurs ont cru voir dans le chapitre 16 une lettre adressée à la communauté d’Éphèse. Ce chapitre aurait été annexé à un exemplaire de la lettre aux Romains recopiée à l’intention des Éphésiens.
La pensée paulinienne est si riche, si dense dans son expression qu’on ne saurait la résumer sans la trahir. La lettre aux Romains a joué un rôle décisif dans le développement de la dogmatique chrétienne. Augustin en fait son arme principale dans sa polémique antipélagienne; Luther et Calvin s’appuient sur elle pour attaquer en ses assises une certaine théologie chrétienne. De nos jours, le commentaire qu’en a donné Karl Barth a ouvert de nouvelles perspectives à la pensée chrétienne. Neuves demeurent les analyses que Paul propose sur les rapports de la misva et de l’adhérence à IHVH-Adonaï ainsi que sa vision du procès d’un salut universel ayant pour noeud la nécessaire réconciliation d’Israël et des nations.
Chapitre 1.
Serviteur du messie
1. Paulos, serviteur du messie Iéshoua‘, envoyé par appel
et mis à part pour l’annonce d’Elohîms,
2. celle qu’il avait promise d’avance par ses inspirés
dans les écrits sacrés
3. concernant son fils, issu de la semence de David selon la chair,
4. déclaré bèn Elohîms avec puissance selon le souffle sacré,
par son relèvement d’entre les morts, Iéshoua‘ le messie, notre Adôn.
5. Par lui nous avons reçu chérissement et envoi pour obédience d’adhérence
parmi toutes les nations, pour son nom,
6. elles parmi lesquelles vous êtes aussi,
vous que Iéshoua‘ le messie a appelés.
7. À vous tous qui êtes à Rome, aimés d’Elohîms, consacrés par appel,
chérissement à vous et paix sur vous, de la part d’Elohîms, notre père,
et de l’Adôn Iéshoua‘ le messie.
8. D’abord, je remercie mon Elohîms, en Iéshoua‘ le messie, pour vous tous,
de ce que votre adhérence est proclamée dans tout l’univers.
9. Elohîms, que je sers en mon souffle dans l’annonce de son fils,
m’en est témoin: oui, je me souviens de vous sans cesse.
10. J’implore toujours dans mes prières
d’avoir enfin l’occasion d’un heureux voyage,
selon la volonté d’Elohîms, pour venir chez vous.
11. Oui, je languis de vous voir, pour vous donner part
à quelque charisme du souffle pour vous affermir;
12. ou plutôt pour être réconfortés ensemble, chez vous,
par notre adhérence commune, la vôtre et la mienne.
13. Non, je ne veux pas que vous l’ignoriez, frères:
plusieurs fois je me suis proposé de venir chez vous
j’en ai été empêché jusqu’ici ,
pour avoir aussi quelque fruit chez vous, comme chez les autres nations.
14. Je me dois aux Hellènes et aux barbares, aux sages et aux sots.
15. Aussi, pour moi, je suis plein d’ardeur
pour vous faire l’annonce, à vous aussi, à Rome.
16. Non, je ne rougis pas de l’annonce: elle est de la puissance d’Elohîms
pour sauver qui adhère, Iehoudi en premier, puis Hellène.
17. Oui, en elle la justice d’Elohîms se découvre, d’adhérence en adhérence,
comme il est écrit: « Le juste vit de son adhérence. »
18. Oui, la brûlure d’Elohîms se découvre du ciel contre toute impiété
et injustice des hommes qui emprisonnent la vérité dans l’injustice.
19. Car ce qui peut être connu d’Elohîms leur a été manifesté.
Oui, Elohîms l’a manifesté pour eux;
20. oui, depuis la création de l’univers,
ce qui est invisible a été clairement contemplé par ses oeuvres,
sa puissance de pérennité et sa divinité, si bien qu’ils sont sans excuse,
21. puisqu’ils ont connu Elohîms,
mais ne l’ont pas glorifié comme Elohîms, ni remercié.
Mais ils se sont vidés en leurs ruminations,
et l’inintelligence de leur coeur s’est enténébrée.
22. Se disant sages, ils sont devenus fous.
23. Ils ont troqué la gloire d’Elohîms l’incorruptible
pour la représentation de l’image d’un homme mortel,
d’oiseaux, de quadrupèdes et de reptiles.
24. Aussi Elohîms les a-t-il livrés, dans les convoitises de leur coeur,
à l’impureté d’avilir leur propre corps.
25. Ils ont troqué la vérité d’Elohîms pour le mensonge,
vénérant et servant la créature à la place du Créateur,
béni en pérennité. Amén.
26. C’est pourquoi Elohîms les a livrés à des passions honteuses,
Oui, les femmes ont troqué la relation de nature
pour une relation contre nature.
27. Ainsi des mâles: ils ont laissé aussi la relation naturelle avec la femme
en brûlant de désir les uns pour les autres,
en commettant l’infamie, mâles avec mâles.
Mais ils reçoivent en eux-mêmes le salaire mérité de leur égarement.
28. Et puisqu’ils ont jugé de ne pas garder la connaissance d’Elohîms,
Elohîms les a livrés à une intelligence sans jugement,
pour faire ce qui ne se fait pas.
29. Ils sont remplis de toute injustice, crime, cupidité, méfaits;
pleins d’envie, de meurtre, de dispute,
de fourberie, de malignité, délateurs,
30. calomniateurs, ennemis d’Elohîms, insolents, orgueilleux, fanfarons,
ingénieux au mal, insoumis à leurs parents,
31. insensés, déloyaux, sans coeur, sans merci.
32. Ils connaissent cependant pleinement la prescription d’Elohîms:
ceux qui agissent ainsi sont passibles de mort.
Non seulement ils font tout cela,
mais encore ils approuvent ceux qui le commettent.
Chapitre 2.
Le Iehoudi, l’Hellène
1. Ainsi, tu es sans excuse, homme, toi qui juges, quel que tu sois:
oui, en jugeant autrui, tu te condamnes toi-même,
puisque tu en fais autant, toi qui juges.
2. Mais nous le savons:
le jugement d’Elohîms est selon la vérité pour ceux qui agissent de même.
3. Et toi, homme, toi qui juges ceux qui agissent de même,
et qui pourtant fais de même,
crois-tu échapper au jugement d’Elohîms ?
4. Ou méprises-tu la richesse de sa bonté, de sa patience, de sa longanimité,
sans pénétrer que la bonté d’Elohîms te pousse à faire retour ?
5. Dans la sclérose de ton coeur incapable de retour,
tu accumules contre toi la brûlure pour le jour de la brûlure d’Elohîms,
du découvrement du juste jugement d’Elohîms.
6. Il rend à chacun selon ses oeuvres:
7. La vie en pérennité à ceux qui, par l’endurance à bien faire,
cherchent la gloire, l’honneur, l’incorruptibilité,
8. et pour ceux qui, par brigue, sont insoumis à la vérité,
mais soumis seulement à l’injustice, la brûlure et l’écume.
9. Tribulation, angoisse, pour tout homme qui fait le mal,
pour le Iehoudi d’abord, puis pour l’Hellène.
10. Gloire, honneur, paix pour tout homme qui fait le bien,
pour le Iehoudi d’abord, puis pour l’Hellène.
11. Car, avec Elohîms, pas de partialité.
12. Oui, qui faute sans la tora périt sans la tora.
Mais qui faute avec la tora est jugé selon la tora.
13. Non, ceux qui écoutent la tora ne sont pas justes devant Elohîms;
mais ils seront justifiés, ceux qui accomplissent la tora.
14. Quand des goîm, qui n’ont pas de tora,
font spontanément les paroles de la tora,
n’ayant pas de tora ils sont à eux-mêmes la tora.
15. Ils manifestent l’oeuvre de la tora écrite dans leur coeur.
Leur conscience témoigne pour eux,
et leurs pensées, les uns envers les autres, les accusant ou les excusant...
16. Ainsi, au jour où Elohîms juge ce que les hommes cachent,
selon mon annonce, par le messie Iéshoua‘.
17. Mais si toi-même, appelé du nom de Iehoudi,
toi qui t’appuies sur la tora et mets ta fierté en Elohîms,
18. toi qui pénètres sa volonté
et discernes ce qui est précieux, ayant été instruit par la tora,
19. tu es convaincu toi-même d’être le guide des aveugles,
la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres,
20. pédagogue des fous, enseigneur des enfants,
ayant la forme de la connaissance et de la vérité dans la tora;
21. toi donc, l’enseigneur d’autrui, tu ne t’enseignes pas toi-même !
Tu proclames: « Ne vole pas », et tu voles !
22. Tu dis: « N’adultère pas », mais tu adultères !
Tu exècres les idoles, mais pilles les sanctuaires !
23. Tu mets ta fierté dans la tora;
mais en transgressant la tora, tu avilis Elohîms.
24. Oui, « à cause de vous le nom d’Elohîms est blasphémé parmi les nations »,
comme c’est écrit.
25. Certes, la circoncision est utile, si tu pratiques la tora.
Ta circoncision devient prépuce, si tu transgresses la tora.
26. Si donc le prépuce garde les prescriptions de la tora,
son prépuce ne lui sera-t-il pas compté pour circoncision ?
27. Mais le prépuce de qui accomplit la tora te juge,
toi qui as la lettre et la circoncision, mais qui es transgresseur de la tora.
28. Le Iehoudi n’est pas celui qui le manifeste au-dehors,
ni la circoncision, ce qui est manifesté au-dehors, sur la chair.
29. Est Iehoudi, qui l’est au-dedans,
la circoncision, c’est celle du coeur, selon le souffle, et non selon la lettre.
Sa louange ne vient pas des hommes, mais d’Elohîms.
Chapitre 3.
Le jugement d’Elohîms
1. Ainsi, l’avantage du Iehoudi, qu’est-ce ?
Et qu’est-il, le profit de la circoncision ?
2. C’est beaucoup de toute manière; et premièrement
parce que les paroles d’Elohîms leur ont été confiées.
3. Eh quoi ! certains n’ont pas adhéré,
mais leur non-adhérence détruit-elle l’adhérence d’Elohîms ?
4. Au contraire ! Mais reconnaissons qu’Elohîms est vrai
et tout homme menteur, comme il est écrit:
« Pour que tu sois justifié en tes paroles, gagnant en ton procès ».
5. Mais si notre injustice manifeste la justice d’Elohîms, que dire ?
N’y a-t-il pas injustice en Elohîms quand il inflige sa brûlure ?
Je parle selon les hommes !
6. Au contraire ! Car, autrement, comment Elohîms jugerait-il l’univers ?
7. Mais si, par mon mensonge, la vérité d’Elohîms abonde pour sa gloire,
pourquoi serais-je encore jugé comme fautif ?
8. Pourquoi, comme certains blasphémateurs nous le font dire,
ne ferions-nous pas le mal pour qu’en vienne le bien ?
Ceux-là, leur condamnation est juste.
9. Quoi donc ? Serions-nous supérieurs ? Pas du tout !
Nous l’avons déjà établi: Iehoudîm et Hellènes, tous sont sous la faute,
10. comme il est écrit: « Pas de juste, pas même un seul !
11. Pas d’intelligent, pas de consulteur d’Elohîms.
12. Tous s’écartent corrompus, ensemble,
pas un faiseur de bien, pas même un seul !
13. Leur gosier ? Un sépulcre ouvert. Leur langue ? Elle trompe,
le venin d’aspic sous leurs lèvres.
14. Leur bouche est pleine d’imprécations et d’amertumes,
15. leurs pieds se hâtent pour verser le sang,
16. la cassure, la misère sur leurs routes;
17. mais la route de la paix, ils ne la connaissent pas.
18. À leurs yeux, pas de frémissement devant Elohîms ! »
19. Nous le savons, oui, toute parole de la tora
est pour ceux qui portent le joug de la tora,
afin que toute bouche soit fermée,
et que l’univers entier soit sous le jugement d’Elohîms.
20. Car nulle chair n’est juste devant lui par les oeuvres de la tora.
La pleine connaissance de la faute naît de la tora.
21. Et maintenant, sans la tora, la justice d’Elohîms,
dont témoignent et la tora et les inspirés, s’est manifestée.
22. Justice d’Elohîms, par l’adhérence à Iéshoua‘ le messie,
pour tous ceux qui adhèrent. Non, pas de différence,
23. car ayant tous fauté, ils étaient tous privés de la gloire d’Elohîms,
24. mais ils sont justifiés gratuitement par son chérissement
au rachat de Iéshoua‘ le messie.
25. Elohîms l’a mis en face de nous en absolutoire,
par l’adhérence en son sang, pour montrer sa justice,
à cause de la remise des fautes passées,
26. dans la patience d’Elohîms, pour la manifestation
de sa justice au temps présent,
pour être juste lui-même et justifier qui adhère à Iéshoua‘.
27. Où est donc la fierté ? Elle est exclue.
Par quelle tora ? Celle des oeuvres ? Non, mais par la tora de l’adhérence.
28. Aussi, nous estimons que l’homme est justifié par l’adhérence,
sans les oeuvres de la tora.
29. Ou alors Elohîms est-il seulement celui des Iehoudîm ?
N’est-il pas aussi celui des nations ?
Oui, il est aussi celui des nations,
30. puisque Elohîms est unique, lui qui justifie la circoncision
à partir de l’adhérence et le prépuce à travers l’adhérence.
31. Abolissons-nous donc la tora à travers l’adhérence ?
Au contraire, la tora, nous la confirmons !
Chapitre 4.
Abrahâm, notre père
1. Que dirons-nous donc de ce qu’a trouvé Abrahâm,
notre père selon la chair ?
2. Oui, si Abrahâm a été justifié par les oeuvres, il peut être fier,
mais pas envers Elohîms.
3. Que dit donc l’Écrit ? « Abrahâm adhère à Elohîms.
Il le lui compte pour justification. »
4. Or le salaire de l’ouvrier n’est pas compté comme une faveur
mais comme un dû;
5. tandis que celui qui n’est pas ouvrier,
mais adhère à celui qui justifie l’impie,
son adhérence lui est comptée pour justification.
6. David dit ainsi l’entrain de l’homme
à qui Elohîms compte la justification sans les oeuvres:
7. « En marche, ceux dont les actes contre la tora sont remis
et les fautes couvertes !
8. En marche, l’homme auquel IHVH-Adonaï n’impute pas de faute. »
9. Ainsi, ces « En marche » sont-ils seulement pour la circoncision,
ou aussi pour le prépuce ? Nous l’avons dit:
pour Abrahâm, l’adhérence a été comptée pour justice.
10. Comment lui a-t-elle été comptée ?
Dans la circoncision, ou dans le prépuce ?
Non dans la circoncision, mais dans le prépuce.
11. Et il a reçu le signe de la circoncision
pour sceau de la justification d’adhérence qu’il eut avec le prépuce,
pour être ainsi le père de tous ceux qui adhèrent,
ayant le prépuce, afin que la justification leur soit aussi comptée,
12. et pour qu’il soit également le père de la circoncision,
de ceux qui, non seulement appartiennent à la circoncision,
mais marchent aussi sur les traces
de l’adhérence d’Abrahâm notre père avec le prépuce.
13. Elle n’était pas issue de la tora,
la promesse faite à Abrahâm ou à sa semence
d’être héritier de l’univers, mais de la justification d’adhérence.
14. Oui, si les héritiers sont ceux de la tora,
l’adhérence aurait été vaine, et détruite la promesse.
15. Oui, la tora opère la brûlure; sans tora, pas de transgression.
16. Donc, c’est par l’adhérence, afin que ce soit par chérissement
que la promesse soit confirmée à toute la semence,
non seulement celle de la tora,
mais encore celle issue de l’adhérence d’Abrahâm, lui, notre père à tous.
17. Comme il est écrit:
« Oui, je te place pour être père d’une foule de nations »,
devant celui en qui il adhère,
l’Elohîms qui fait vivre les morts et qui appelle à l’être ce qui n’est pas.
18. Lui, hors de l’espoir, adhère dans l’espoir,
pour devenir le père de nombreuses nations, selon qu’il est dit:
« Telle sera ta semence. »
19. Son adhérence ne faiblit pas en considérant sa chair morte,
étant presque centenaire, ou la matrice morte de Sara.
20. À l’égard de la promesse d’Elohîms,
il n’est pas ébranlé par manque d’adhérence;
non, il devient puissant par l’adhérence, rendant gloire à Elohîms,
21. pleinement convaincu que ce qu’il promet,
il a aussi la puissance de le faire.
22. Ainsi cela lui a été compté pour justification.
23. Ce n’est pas pour lui seul qu’il est écrit: « Cela lui a été compté »;
24. mais pour nous aussi cela doit être compté, pour nous qui adhérons
à celui qui a réveillé d’entre les morts Iéshoua‘, notre Adôn,
25. livré à cause de nos chutes et réveillé pour notre justification.
Chapitre 5.
Justifiés par l’adhérence
1. Ainsi, après avoir été justifiés par l’adhérence,
nous avons la paix avec Elohîms,
par notre Adôn Iéshoua‘, le messie,
2. par qui nous avons aussi accès, par l’adhérence, à ce chérissement
dans lequel nous sommes établis,
mettant notre fierté en l’espoir de la gloire d’Elohîms.
3. Bien plus encore, nous mettons aussi notre fierté dans nos tourments,
car nous savons que le tourment engendre l’endurance;
4. l’endurance, la persévérance; et la persévérance, l’espoir.
5. L’espoir ne rend pas confus, parce que l’amour d’Elohîms
est versé dans nos coeurs par le souffle sacré à nous donné.
6. Oui, quand nous étions faibles encore, au temps fixé,
le messie est mort pour des impies.
7. L’homme ne meurt pas sans peine pour un juste;
oui, peut-être quelqu’un osera-t-il mourir pour un homme bon.
8. Elohîms, en cela, prouve son amour à notre égard:
le messie est mort pour nous alors que nous étions encore fautifs.
9. Maintenant que nous sommes justifiés par son sang,
nous serons à plus forte raison sauvés par lui de la brûlure.
10. Car si, étant ennemis, nous avons été réconciliés
avec Elohîms par la mort de son fils,
à plus forte raison, réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.
11. Et non seulement cela, mais plus encore
nous mettons notre fierté en Elohîms,
à travers notre Adôn Iéshoua‘ le messie,
par qui désormais nous avons reçu la réconciliation.
12. Comme la faute est entrée dans l’univers par un seul homme, Adâm,
et par la faute, la mort, ainsi la mort a passé sur tous les hommes,
car tous ont fauté...
13. Oui, jusqu’à la tora, la faute était dans l’univers;
mais la faute, sans la tora, n’était pas comptée.
14. Pourtant la mort a régné d’Adâm à Moshè,
même pour ceux qui n’avaient pas fauté,
à l’imitation de la transgression d’Adâm,
prototype de celui qui devait venir.
15. Or il n’est pas du libre don comme de l’outrage.
Voici: si par la chute d’un seul la multitude est morte,
à plus forte raison le chérissement d’Elohîms et sa donation
surabondent pour la multitude
dans le chérissement d’un seul, Iéshoua‘, le messie.
16. Il n’en va pas du don comme des suites de la faute d’un seul.
Provoqué par un seul, le jugement a conduit à la condamnation;
provoqué par de nombreuses chutes, le libre don conduit à la justification.
17. Si l’outrage d’un seul a pu faire régner la mort,
à plus forte raison, ceux qui reçoivent
la surabondance du chérissement et le don de la justice
régneront dans la vie par l’unique, Iéshoua‘, le messie.
18. Ainsi donc, comme par la chute d’un seul
la condamnation est passée sur tous les hommes,
de même, par une seule oeuvre de justice,
la justification qui vivifie va à tous les hommes.
19. Oui, la désobéissance d’un seul, Adâm, a rendu fautive la multitude,
ainsi l’obéissance d’un seul justifie la multitude.
20. La tora est entrée pour que la chute se multiplie;
mais là où la faute s’est multipliée surabonde le chérissement,
21. pour que, de même que la faute règne par la mort,
le chérissement puisse régner par la justice pour la vie de pérennité,
par Iéshoua‘, le messie, notre Adôn.
Chapitre 6.
Vivants pour Elohîms
1. Ainsi donc, que dirons-nous ?
Resterons-nous dans la faute pour que le chérissement se multiplie ?
2. Au contraire ! Ceux qui sont morts à la faute,
comment vivraient-ils encore en elle ?
3. Ou bien ignorez-vous que nous tous,
les immergés dans le messie Iéshoua‘,
en sa mort nous avons été immergés ?
4. Nous avons donc été ensevelis avec lui par l’immersion dans sa mort,
afin que, comme le messie s’est réveillé d’entre les morts
par la gloire du père,
nous marchions, nous aussi, dans la nouveauté de la vie.
5. Oui, si nous sommes devenus vivants avec lui, semblables à sa mort,
nous le serons aussi à son relèvement.
6. Nous pénétrons que le vieil homme en nous
a été crucifié, pour que périsse le corps de faute,
et pour que nous ne soyons plus esclaves de la faute.
7. Oui, le mort est justifié de la faute.
8. Mais si nous sommes morts avec le messie,
nous adhérons à ceci que nous vivons aussi avec lui.
9. Nous savons que le messie, après s’être réveillé d’entre les morts,
ne meurt plus, la mort ne le domine plus.
10. Oui, en mourant, c’est à la faute qu’il est mort, une fois pour toutes;
en vivant, c’est en Elohîms qu’il vit.
11. Ainsi de vous: estimez, vous-mêmes, être vraiment morts à la faute,
et vivants pour Elohîms dans le messie Iéshoua‘.
12. Ainsi donc, que la faute ne domine plus votre corps mortel
pour obéir à ses convoitises.
13. N’offrez pas vos membres à la faute en armes d’injustice;
mais offrez-vous à Elohîms en vivants venus des morts,
et vos membres en armes de justice pour Elohîms.
14. Non, la faute ne vous dominera plus,
car vous n’êtes plus sous la tora, mais sous le chérissement.
15. Quoi donc, fauterions-nous parce que nous ne sommes pas sous la tora
mais sous le chérissement ? Au contraire !
16. Ne savez-vous pas qu’en vous offrant à quelqu’un
en serviteurs d’obéissance
vous devenez les serviteurs de celui à qui vous obéissez,
soit de la faute, pour la mort, soit de l’obéissance, pour la justice ?
17. Chérissement d’Elohîms ! Vous étiez les serviteurs de la faute,
puis vous avez obéi de tout votre coeur
à la règle de l’enseignement auquel vous avez été livrés.
18. Libérés de la faute, vous êtes asservis à la justice.
19. Je vous parle comme à des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair.
Oui, comme jadis vous offriez vos membres
en serviteurs à l’impureté, de non-tora en non-tora,
offrez maintenant vos membres
en serviteurs à la justice pour la consécration.
20. Oui, au temps où vous étiez serviteurs de la faute,
vous étiez libres de la justice.
21. Quel était donc ce fruit que vous aviez alors ?
Celui dont maintenant vous avez honte,
celui dont la fin est la mort.
22. Mais maintenant, libérés de la faute, asservis à Elohîms,
vous fructifiez pour la consécration et sa fin: la vie en pérennité.
23. Oui, le salaire de la faute, c’est la mort;
et le chérissement d’Elohîms, c’est la vie en pérennité,
dans le messie Iéshoua‘, notre Adôn.
Chapitre 7.
La vétusté de la lettre
1. Ou bien l’ignorez-vous, frères ?
Oui, je parle à des connaisseurs de la tora:
la tora gouverne l’homme pendant le temps qu’il vit.
2. Ainsi, la femme mariée est liée par la tora au mari vivant.
Mais, si le mari meurt, elle est déchargée de la tora du mari.
3. Ainsi, tandis que le mari vit,
elle est appelée adultère si elle est à un autre mari.
Mais, quand son mari meurt, libérée de la tora,
elle n’est pas adultère en étant à un autre mari.
4. Ainsi, mes frères, vous avez été mis à mort à la tora
par le corps du messie,
pour être à un autre, à celui qui s’est réveillé d’entre les morts,
afin que nous portions du fruit pour Elohîms.
5. Oui, quand nous étions dans la chair,
les passions des fautes que la tora excite travaillaient nos membres
en portant fruit pour la mort.
6. Mais maintenant nous sommes déchargés de la tora,
étant morts à ce par quoi nous étions possédés,
pour servir désormais selon la nouveauté du souffle,
et non plus selon la vétusté de la lettre.
7. Que dirons-nous donc ? Que la tora est faute ?
Certes non ! Mais je n’ai connu la faute que par la tora.
Je ne connaîtrais pas la convoitise, si la tora n’avait dit:
« Tu ne convoiteras pas. »
8. Et la faute, par le moyen de la loi, saisit l’occasion
et provoque en moi toute convoitise. Oui, sans tora, la faute est morte.
9. Moi-même, je vivais jadis sans tora.
Quand la loi est venue, la faute a pris vie.
10. Et moi je suis mort, et la loi elle-même donnée pour la vie,
je l’ai rencontrée pour la mort.
11. Oui, la faute saisit l’occasion:
à travers la loi, elle me séduit et me tue par elle.
12. Ainsi donc la tora est sacrée, et la loi sacrée, juste et bonne.
13. Le bien deviendrait-il donc pour moi mort ? Au contraire !
Mais la faute, pour apparaître en tant que faute,
par l’entremise du bien, provoque en moi la mort,
pour que la faute soit fautive à l’extrême par l’entremise de la loi.
14. Nous le savons: la tora est souffle,
mais, moi, je suis chair et vendu par la faute.
15. Car, ce que je fais, je ne le sais pas !
Car je ne réalise pas ce que je veux, et, ce que je hais, c’est ce que je fais.
16. Mais, si ce que je ne veux pas, je le fais, j’accepte que la tora est bonne.
17. Maintenant, ce n’est pas moi-même qui oeuvre,
mais la faute qui habite en moi.
18. Oui, je le sais, en moi, c’est-à-dire en ma chair, le bien n’habite pas,
puisque vouloir le bien m’est présent, mais non pas oeuvrer en bien.
19. Car le bien que je veux, je ne le fais pas,
mais ce que je ne veux pas, le mal, c’est lui que je réalise.
20. Mais si ce que je ne veux pas, c’est ce que je fais,
ce n’est plus moi qui oeuvre, mais la faute qui habite en moi.
21. Je trouve donc en moi cette tora:
vouloir faire le bien, parce que le mal est présent.
22. Oui, je me délecte dans la tora d’Elohîms selon l’homme intérieur.
23. Mais je vois en mes membres une tora différente,
qui guerroie contre la tora de ma raison
et m’asservit à la tora de la faute, celle qui habite mes membres.
24. Moi, homme misérable, qui donc me libérera du corps de cette mort ?
25. Chérissement d’Elohîms par Iéshoua‘ le messie, notre Adôn.
Ainsi donc, je sers la tora d’Elohîms par ma raison,
mais par ma chair la tora de la faute.
Chapitre 8.
La chair et le souffle
1. Ainsi donc, maintenant, pas de condamnation
pour ceux qui sont dans le messie Iéshoua‘.
2. La tora du souffle de vie qui est dans le messie Iéshoua‘
m’a libéré de la tora de faute et de mort.
3. Car ce qui est impossible à la tora,
alors que sa force est réduite par la chair,
Elohîms l’a fait en envoyant son propre fils,
à la ressemblance d’une chair de faute.
Aussi, concernant la faute, il a condamné la faute dans la chair,
4. afin que la justification de la tora s’accomplisse en nous
qui ne marchons pas selon la chair, mais selon le souffle.
5. Oui, ceux de la chair tendent vers ce qui est de la chair,
et ceux du souffle vers ce qui est du souffle.
6. Car la pensée de la chair est la mort, la tendance du souffle, vie et paix.
7. Or la pensée de la chair est hostile à Elohîms;
elle ne se soumet pas à la tora d’Elohîms, et elle ne le peut même pas.
8. Ceux donc qui sont dans la chair ne peuvent pas plaire à Elohîms.
9. Mais vous-mêmes, vous n’êtes pas de la chair, mais du souffle,
si du moins le souffle d’Elohîms vous habite.
Qui n’a pas le souffle du messie n’est pas de lui.
10. Mais si le messie est en vous, le corps est mort par la faute,
et le souffle est vie par la justice.
11. Or, si le souffle de celui qui a réveillé Iéshoua‘ d’entre les morts
vous habite, celui qui a réveillé d’entre les morts le messie Iéshoua‘
vivifiera aussi vos corps mortels par son souffle qui vous habite.
12. Aussi, frères, nous sommes débiteurs,
mais non de la chair pour vivre de la chair.
13. Oui, si vous vivez de chair, vous mourrez;
mais si, par le souffle, vous mettez à mort les pratiques du corps,
vous vivrez.
14. Oui, tous ceux que le souffle d’Elohîms conduit sont fils d’Elohîms.
15. Car vous n’avez pas reçu un souffle de servitude pour retourner à la peur,
mais vous avez reçu un souffle de filiation,
en lequel nous crions: « Abba, Père ! »
16. Le souffle lui-même témoigne à notre souffle
que nous sommes enfants d’Elohîms.
17. Enfants, donc héritiers, héritiers d’Elohîms, et cohéritiers du messie,
du moins si nous souffrons, pour être aussi glorifiés avec lui.
18. Oui, je le pense, les souffrances du temps présent
ne peuvent être comparées à la gloire qui se découvrira en nous.
19. Car l’attente angoissée de la création
aspire au découvrement des fils d’Elohîms.
20. Oui, la création, assujettie à la fumée,
non de son plein gré, mais par celui qui l’y a assujettie, garde espoir.
21. Car la création sera, elle aussi, libérée de la servitude de la corruption
pour la liberté de gloire des enfants d’Elohîms.
22. Oui, nous le savons: la création entière gémit
dans le spasme de l’enfantement, maintenant.
23. Et pas seulement elle, mais nous aussi !
Aux prémices du souffle, nous-mêmes en nous-mêmes gémissons,
attendant anxieusement la filiation, le rachat de notre corps.
24. Oui, nous avons l’espoir d’être sauvés,
mais l’espoir vu n’est plus l’espoir.
Oui, qui donc espère ce qu’il voit déjà ?
25. Mais espérer ce que nous ne voyons pas, c’est l’attendre avec endurance.
26. De même, le souffle compense notre faiblesse,
car nous ne savons pas que demander pour prier comme il se doit.
Aussi le souffle lui-même intercède pour nous
en d’ineffables gémissements.
27. Celui qui scrute les coeurs connaît la pensée du souffle,
car c’est selon Elohîms qu’il supplie pour les consacrés.
28. Nous le savons: ceux qu’aime Elohîms, tout concourt à leur bien,
ceux qu’il a appelés selon son propos.
29. Oui, ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi préordonnés
pour être conformes à l’image de son fils,
afin qu’il soit l’aîné au milieu de nombreux frères.
30. Ceux qu’il a préordonnés, il les a appelés aussi;
ceux qu’il a appelés, il les justifie aussi;
et ceux qu’il justifie, il les glorifie aussi.
31. Maintenant, que dirons-nous avec cela ?
Si Elohîms est pour nous, qui sera contre nous ?
32. Lui qui n’a pas épargné son propre fils, mais qui l’a livré pour nous tous,
ne nous donnera-t-il pas, avec lui, tout en chérissement ?
33. Qui accusera les élus d’Elohîms ?
Elohîms les justifie lui-même.
34. Et qui les condamnera ?
Le messie Iéshoua‘, celui qui est mort, et plus encore, qui s’est réveillé ?
C’est lui qui est à la droite d’Elohîms, c’est lui qui intercède pour nous.
35. Qui nous séparera de l’amour de Iéshoua‘ ?
La détresse ? La tribulation ? La persécution ?
La famine ? Le dénuement ? Le péril ? Ou l’épée ?
36. Comme il est écrit: « Oui, pour toi nous sommes tués tout le jour:
nous sommes considérés comme ovins de boucherie. »
37. Mais en tout cela nous sommes grands vainqueurs
par celui qui nous a aimés.
38. Oui, j’en suis convaincu, la mort, la vie, les messagers,
les dominations, le présent, l’avenir, les puissances,
39. l’altitude, la profondeur,
ni aucune créature ne pourront jamais
nous séparer de l’amour d’Elohîms en Iéshoua‘, le messie, notre Adôn.
Chapitre 9.
Les fils de la chair
1. La vérité, je la dis dans le messie, je ne mens pas,
ma conscience en témoigne dans le souffle sacré:
2. j’éprouve une grande tristesse, une incessante douleur en mon coeur.
3. Oui, je souhaiterais être moi-même anathème, loin du messie,
pour mes frères, ceux de mon peuple selon la chair,
4. les Benéi Israël, eux qui ont la filiation et la gloire,
les pactes et le don de la tora, l’adoration et les promesses.
5. À qui sont les pères, et d’eux le messie selon la chair,
qui est au-dessus de tout, l’Elohîms béni en pérennité. Amén.
6. Néanmoins, la parole d’Elohîms n’a certes pas failli,
car tous ceux d’Israël ne sont pas Israël.
7. Et ce n’est pas parce qu’ils sont de la semence d’Abrahâm
qu’ils sont tous des fils. « Mais en Is’hac ta semence sera appelée. »
8. C’est dire que les fils de la chair ne sont pas tous fils d’Elohîms,
mais que les enfants de la promesse sont comptés, eux, pour semence.
9. Voici la parole de la promesse:
« En ce temps, je viendrai, et Sara aura un fils. »
10. Plus encore, Ribca aussi n’eut que d’un seul coït d’Is’hac notre père.
11. Avant qu’ils soient nés, quand ils n’avaient rien fait de bien ou de mal,
pour que le dessein d’Elohîms se réalise selon son choix,
12. qui dépend non des oeuvres, mais de la volonté de celui qui appelle,
il lui a été dit: « Le plus grand servira le plus petit »,
13. comme il est écrit: « J’aime Ia‘acob et je hais ‘Éssav. »
14. Que dirons-nous donc ? Y a-t-il injustice en Elohîms ? Au contraire,
15. car il a dit à Moshè:
« Je gracie qui je gracie et je matricie qui je matricie. »
16. Ainsi il ne s’agit pas de vouloir ou de courir; c’est Elohîms qui gracie.
17. Car l’Écrit dit à Pharaon:
« Je t’ai fait te dresser pour montrer par toi ma puissance,
afin de publier mon nom par toute la terre. »
18. Ainsi donc il gracie qui il veut, et il endurcit qui il veut.
19. Tu me diras alors: « De quoi se plaint-il encore ?
Qui peut s’opposer à son dessein ? »
20. Homme, qui es-tu donc pour contester Elohîms ?
Le pot dit-il au potier: « Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? »
21. Le potier n’a-t-il pas puissance sur l’argile,
pour faire d’une même pâte un vase de luxe ou un vase courant ?
22. Mais si Elohîms a voulu montrer sa brûlure et faire connaître sa puissance
en supportant avec longanimité des vases de brûlure,
qui méritaient d’être détruits,
23. il peut faire connaître la richesse de sa gloire
par des vases graciés, qu’il a préparés d’avance pour la gloire,
24. nous qu’il a appelés, non seulement d’entre les Iehoudîm,
mais aussi d’entre les nations.
25. Comme il dit en Hoshéa‘: « J’appellerai mon non-peuple:
‹ Mon peuple ›, et la non-aimée: ‹ Aimée ›.
26. Et c’est au lieu même où il leur avait été dit:
‹ Vous n’êtes pas mon peuple ›,
là ils seront appelés ‹ Fils de l’Él vivant ›. »
27. Et Iesha‘yahou crie sur Israël:
« Si le nombre des Benéi Israël était comme le sable de la mer,
le reste sera sauvé.
28. Oui, l’Adôn accomplira sa parole pleinement et promptement sur terre. »
29. Comme Iesha‘yahou l’a prédit:
« Si IHVH-Adonaï Sebaot ne nous avait laissé une semence,
nous serions comme Sedôm, nous ressemblerions à ‘Amora. »
30. Maintenant donc, que dirons-nous ?
Des nations qui ne poursuivaient pas la justification
ont atteint une justification, la justification de l’adhérence.
31. Et Israël, qui poursuivait une tora de justification,
n’a pas atteint cette tora.
32. Pourquoi ? Parce que cela venait non de l’adhérence,
mais en quelque sorte des oeuvres.
Ils ont buté sur la pierre qui fait buter,
33. comme il est écrit:
« Voici, je mets en Siôn pierre butoir, un roc où trébucher.
Quiconque adhère à lui n’est pas confondu. »
Chapitre 10.
La tora et le messie
1. Frères, le voeu de mon coeur et ma prière à Elohîms,
c’est qu’ils soient sauvés.
2. Oui, j’en témoigne pour eux: ils ont du zèle pour Elohîms,
mais non selon la connaissance totale,
3. car ils ne pénètrent pas la justification d’Elohîms,
et ils cherchent à établir leur propre justification.
Ils ne sont pas soumis à la justification d’Elohîms.
4. La finalité de la tora, c’est le messie,
pour la justification de tous ceux qui adhèrent.
5. Moshè a écrit de la justification, celle de la tora:
« L’homme qui les fait, vit par eux. »
6. Mais la justification née de l’adhérence parle ainsi:
« Ne dis pas en ton coeur: Qui montera au ciel ? »
Cela, c’est faire descendre le messie.
7. Ou: « Qui descendra dans l’abîme ? »
Cela, c’est faire remonter le messie d’entre les morts.
8. Mais que dit-elle ? « La parole est proche de toi,
sur ta bouche et dans ton coeur. »
Cela, c’est la parole d’adhérence que nous proclamons.
9. Parce que, si tu attestes de ta bouche que Iéshoua‘ est l’Adôn,
et si tu adhères en ton coeur à ce qu’Elohîms
l’a réveillé d’entre les morts, tu es sauvé.
10. De coeur, c’est l’adhérence pour la justification;
de bouche, c’est l’attestation pour le salut.
11. Car l’Écrit le dit: « Quiconque adhère à lui n’est pas confondu. »
12. Non, il n’y a pas de différence entre le Iehoudi et l’Hellène:
oui, le même Adôn est pour tous, riche pour tous ceux qui l’appellent.
13. Car « Quiconque appelle le nom de l’Adôn est sauvé. »
14. Maintenant, comment l’appelleraient-ils s’ils n’adhèrent pas à lui ?
Et comment adhéreraient-ils à lui s’ils ne l’entendent pas ?
Et comment l’entendraient-ils si personne ne le proclame ?
15. Et comment le proclamer, sinon par des envoyés, comme il est écrit:
« Qu’ils sont beaux les pieds des annonciateurs du bien ! »
16. Mais tous n’ont pas obéi à l’annonce. Iesha‘yahou a dit:
« IHVH-Adonaï, qui a adhéré à notre: ‹ Entends... › » ?
17. &nb |