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Découvrement de Iohanân

Découvrement de Iohanân
Apocalypse

     À quatre reprises l’auteur de ce livre se désigne sous le nom de Iôannès, et il est identifié avec l’apôtre Jean par une tradition dont le plus ancien témoin est saint Justin, vers 150. Cependant, dès le IIIe siècle, cette paternité est contestée si vigoureusement que l’Église d’Orient hésite à inclure l’Apocalypse au nombre des livres canoniques. Quant à la critique biblique, elle enseigne que le quatrième évangile et les lettres d’une part et l’Apocalypse d’autre part ne sauraient être de la même main, du moins dans leur forme actuelle. M. E. Boismard les attribue cependant à une même école de pensée qui s’origine en l’apôtre Iohanân (Jean).

     La même incertitude demeure pour la date de cet écrit. Il appartient de toute évidence à la littérature apocalyptique, qui compte quelque cent cinquante textes chrétiens et de nombreux écrits juifs. Ils décrivent « les secrets des ciels et de la terre » dans le style énigmatique des « hommes de la dernière génération ». Le mot « apocalypse », transcrit du grec apocalypsis, n’a d’ailleurs pas le sens, qu’il a fini par prendre en français et dans d’autres langues, de catastrophe redoutable. Il traduit constamment en grec, sous ses formes différentes, l’hébreu gala, « découvrir ». Dans le Pentateuque, il est souvent employé pour désigner l’acte de découvrir le sexe d’un homme ou d’une femme, ou encore le découvrement de l’oreille ou des yeux devant un secret ou un mystère aussi cachés que le sexe d’une personne. IHVH-Adonaï peut être l’agent de ce découvrement. Ici, il s’agit du découvrement de Iéshoua‘, le messie, signifié par un messager de IHVH-Adonaï à son serviteur Iohanân (1,1), qui le reçoit dans une inspiration surnaturelle, neboua, dans une contemplation, hazôn.

     On a supposé que ce texte fut conçu entre les règnes de Claude (41-54) et de Trajan (98-117): c’est dire l’étendue des doutes qui règnent en la matière. John A. T. Robinson, fidèle à sa datation générale des livres du Nouveau Testament, opte pour la fin de l’année 68, quelques mois avant la destruction du Temple de Jérusalem par Titus, le 9 Ab 70: un tel événement n’aurait pu s’être passé sans laisser de trace dans un texte de cette nature.

     Le livre de Daniél, qui scelle le canon de la Bible hébraïque, y introduit le style apocalyptique qui devait proliférer à la mesure des épreuves d’Israël. L’eschatologie est le thème dominant de cette littérature où la fin du monde est conçue comme un événement cosmique certain: il résultera de l’affrontement final des justes, les fils de la Lumière, et des criminels, les fils des Ténèbres. Le salut d’Israël, écrasé par les empires qui consomment sa perte, sera l’oeuvre de IHVH-Adonaï Elohîms et de son messie. Cette certitude, évidente pour les Hébreux mais insupportable à leurs ennemis, ne peut s’exprimer que dans un style qui soit incompréhensible à ces derniers. L’obscurité voulue de ce genre littéraire deviendrait impénétrable si on l’arrachait à son contexte historique et à son substrat sémitique.

     Un fait central, rarement mis en relief par les exégètes, explique la prolifération de cette littérature dans les siècles qui entourent la naissance du Christ: aucun écrit ne pouvait circuler sans risque s’il n’avait l’approbation au moins tacite des polices de l’empire.

     Cette pratique est appliquée avec la plus grande rigueur dans les pays conquis: ce n’était pas seulement l’impiété ou le blasphème mais la simple critique contre l’Empire qui sont sévèrement châtiés. Est-ce que ces faits n’expliquent pas, à eux seuls, maintes affirmations et maints silences du Nouveau Testament qui resteraient incompréhensibles sans cette écrasante évidence ? On parle avec prudence quand on s’exprime clairement et l’on exprime le fond de sa pensée quand on emploie, de préférence en hébreu ou en araméen, le style apocalyptique que les vainqueurs ne pouvaient comprendre ni réprimer.

     Nous sommes ainsi devant un langage à clés ­ et dont les clés sont le plus souvent perdues pour nous.

     En fait, ce genre littéraire qui marie l’eschatologie à la politique est un phénomène typiquement hébraïque, né au confluent d’une situation politique déterminée et d’une dialectique qui oppose, sur la scène de l’histoire, le royaume du messie à l’empire du prince de ce monde. Ce que les Évangiles, les Actes et les Lettres ne peuvent dire ouvertement, l’Apocalypse le crie en images éclatantes de vie et de mouvement, en des scènes hautes en couleurs: le visionnaire qui nous parle décrit aussi sobrement qu’il le peut l’exubérante contemplation qui le hante.

     D’innombrables analyses ont été écrites afin de déceler le plan de l’oeuvre. Notons-en du moins les thèmes principaux:

I.  Titre du livre; salutations aux sept Églises (1,1-8).
II.  Lettres aux sept communautés (1,9-3,22).
III.  Les visions prophétiques (4,1-11,19):
  a)  le trône de IHVH-Adonaï (4,1-11);
  b)  le livre scellé est remis à l’agneau (5,1-14);
  c)  l’ouverture des sceaux (6,1-8,6);
  d)  les sept shophars (8,7-11,19).
IV.  Le procès du salut (12,1-22,5):
  a)  la femme et le dragon (12,1-18);
  b)  les deux bêtes (13,1-18);
  c)  l’agneau et ses compagnons (14,1-5);
  d)  l’heure du jugement (14,6-19,10);
  e)  la victoire finale sur les bêtes (19,11-21);
  f)  le règne de mille ans; la victoire sur le dragon (20,1-10);
  g)  le jugement dernier (20,11-15);
  h)  la nouvelle Jérusalem (21,1-22,15);
  i)  épilogue (22,16).

     Il est cependant possible d’analyser l’oeuvre de maintes autres manières en tenant compte, par exemple, des sources qu’on lui suppose. À vrai dire, un texte de cette nature ne saurait être disséqué avec les exigences d’une logique formelle: notre scalpel le tuerait. Jacques Ellul l’a bien compris: renonçant à découper ce texte en tranches mortes, il nous fait sentir les rythmes de son « architecture en mouvement ». Jean semble voir se dérouler le procès d’un salut universel dont il nous décrit les scènes et les actes principaux. Il le fait en déployant les ressources de sa science de lettré formé à toutes les disciplines de l’exégèse hébraïque: à n’en pas douter l’auteur est un fils d’Israël si familiarisé avec les Écritures que celles-ci, même quand il ne les cite pas explicitement, viennent tout naturellement sous sa plume.

     Plus de la moitié de ses réminiscences proviennent de textes de la Genèse, de l’Exode, d’Isaïe, d’Ézéchiel, de Zacharie, des Psaumes et de Daniel, ce dernier livre étant le plus fréquemment cité. L’auteur, comme souvent les rabbis, donne une interprétation créatrice de textes qui prennent une signification renouvelée dans son regard de visionnaire: ainsi s’inspire-t-il visiblement du récit des plaies d’Égypte pour décrire les fléaux déchaînés par les sept shophars et les sept coupes. Mais Jean adapte les symboles qu’il puise dans la Bible à sa vision personnelle: l’idée du Messie de gloire n’a évidemment aucun précédent dans la Bible hébraïque.

     Lire l’Apocalypse comme une musique, certes, mais comment l’interpréter? Qu’a voulu dire l’auteur avec des avalanches de symboles, une pluie de nombres qui inscrivent leur mystère aux pôles d’un univers menacé de disparition, dans la danse effrénée de bêtes mythiques, de prostituées triomphantes, sous le regard de l’ancien des jours et d’un messie de gloire qui attend l’heure de son triomphe pour établir son règne sur la nouvelle Jérusalem ?

     À un premier niveau, l’exégète voit dans le texte de l’Apocalypse le reflet des réalités politiques et religieuses du temps où l’oeuvre fut rédigée, sans référence à l’avenir, même si l’auteur semble prophétiser. Un second niveau de lecture préfère adopter une interprétation prophétique, l’auteur révèle l’avenir, depuis le temps où il écrit jusqu’à la fin du monde. Une troisième voie est frayée par les exégètes futuristes qui voient dans l’Apocalypse un guide précis d’événements qui ne surviendront qu’à la fin du monde. Enfin l’approche mystique et poétique de ce texte innombrable y voit essentiellement un poème célébrant le triomphe certain de IHVH-Adonaï Elohîms et de son messie sur les forces du mal.

     Quel que soit le parti retenu par le lecteur, qu’il sache qu’aucune des voies choisies ne saurait épuiser le mystère d’un texte qui nourrit depuis deux millénaires la pensée mystique de la chrétienté. Mais ce serait faire fausse route que de négliger le contexte historique et le substrat sémitique dans lesquels l’Apocalypse est née. Nous sommes de toute évidence en présence d’un texte polémique écrit dans les années les plus troublées de l’histoire d’Israël; d’où l’extrême violence de ses invectives dirigées contre Babél, c’est-à-dire Rome, puissance païenne et impérialiste, décrite sous l’aspect de bêtes mythiques terrifiantes.

     Comme Daniel, Jean écrit son oeuvre pour ranimer la vaillance des fils de la lumière, menacés par les déploiements de la persécution. Du temps de Daniel, l’ennemi était l’hellénisme païen. Pour Jean, c’est l’Empire romain qui impose à l’Asie le culte de Rome et d’un empereur divinisé. La loi exigeait en effet qu’un sacrifice fût offert devant la statue de l’empereur, désigné comme « seigneur ».

     Toute l’Apocalypse annonce comme certaine la fin de l’Empire et le triomphe de la nouvelle Jérusalem. La vision mystique traduit bien le rêve d’hommes écrasés par les tragiques réalités historiques qu’ils subissent ou qu’ils pressentent: ils projettent dans un inaccessible avenir la réalisation de l’utopie prophétique, celle d’une terre nouvelle, de ciels neufs et d’un homme nouveau.

     Écrit voici près de vingt siècles; ce texte ne cesse de parler à tous les temps, puisque tous les temps voient réapparaître sur la scène de l’histoire les protagonistes d’un drame en vérité universel. La bête représente, à coup sûr, l’Empire romain, mais elle est aussi le symbole de toutes les puissances de mort qui menacent de siècle en siècle la vie ou la survie de l’humanité. L’Apocalypse, au-delà de son sens historique, a une valeur permanente dans sa dénonciation de la Bête et de ses oeuvres, dans l’espérance de la libération et du triomphe d’une humanité régénérée sous les regards de IHVH-Adonaï Elohîms et de son messie; la mort sera vaincue, éteint le feu du Shéol, au réveil et au relèvement de tous les morts, dans l’essor de l’homme nouveau.


Chapitre 1.

Découvrement de Iéshoua‘

1.     Découvrement de Iéshoua‘, le messie:
Elohîms le lui donne
pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver vite.
Il le signifie
en l’envoyant par son messager à son serviteur Iohanân.
2.     Il témoigne du logos d’Elohîms
et du témoignage de Iéshoua‘ le messie, de ce qu’il a vu.
3.     En marche, le lecteur, et les entendeurs des paroles de l’inspiration,
ceux qui gardent ce qui y est écrit; oui, le temps est proche.
4.     Iohanân aux sept communautés, celles d’Asie:
grâce et paix à vous, de l’Étant, de l’Était et du Venant,
des sept souffles qui sont en face de son trône,
5.     et de Iéshoua‘, le messie, le témoin, l’adhérent,
le premier-né des morts, le chef des rois de la terre,
lui qui nous aime, nous a déliés de nos fautes dans son sang,
6.     et fait de nous un royaume et des desservants pour son Elohîms et père,
à lui la gloire et le pouvoir pour les pérennités de pérennités. Amén.
7.     Voici, il vient avec les nuées;
tout oeil le verra, et ceux qui l’ont transpercé.
Elles se lamentent sur lui, toutes les tribus de la terre. Oui, amén.
8.     Moi, je suis l’aleph et le tav, dit IHVH-Adonaï Elohîms,
l’Étant, l’Était et le Venant, Elohîms Sebaot.

Dans l’île appelée Patmos

9.     Moi, Iohanân, votre frère en communion avec vous
dans le tourment, le royaume et l’endurance, en Iéshoua‘,
je me suis trouvé dans l’île appelée Patmos,
à cause du logos d’Elohîms et du témoignage de Iéshoua‘.
10.     Je me suis trouvé dans le souffle, au jour adonaïque,
et j’ai entendu derrière moi une grande voix, comme celle d’un shophar,
11.     disant: « Ce que tu vois, écris-le sur un volume.
Envoie-le aux sept communautés,
à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire,
à Sardes, à Philadelphie et à Laodicée. »
12.     Je me retourne pour voir la voix qui m’a parlé.
M’étant retourné, je vois sept lampes d’or,
13.     et, au milieu des lampes, un semblable à un fils d’humain,
vêtu jusqu’aux pieds, ceint sur les seins, d’une ceinture d’or,
14.     sa tête et ses cheveux blancs comme laine blanche, comme neige,
et ses yeux, comme une flamme de feu.
15.     Ses pieds, semblables à de l’airain, comme embrasé en une fournaise,
sa voix, comme la voix des eaux multiples,
16.     avec dans sa main droite des étoiles, sept.
De sa bouche, une épée à double tranchant sort.
Sa face, comme le soleil, brille dans son dynamisme.
17.     En le voyant, je tombe à ses pieds, comme mort.
Il met sa droite sur moi et dit: « Ne frémis pas.
Moi, je suis le premier et le dernier,
18.     le Vivant. J’étais mort et voici,
je suis vivant pour les pérennités de pérennités.
J’ai les clés de la mort et du Shéol.
19.     Écris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui va arriver après cela.
20.     Le mystère des sept étoiles que tu as vues sur ma droite
et des sept lampes d’or:
les sept étoiles sont les messagers des sept communautés,
et les lampes, les sept, sont les sept communautés. »

Chapitre 2.

À Éphèse

1.     Au messager de la communauté d’Éphèse, écris:
« Il dit ceci, le détenteur des sept étoiles dans sa droite,
celui qui marche au milieu des sept lampes d’or.
2.     Je connais tes oeuvres, ta peine et ton endurance;
tu ne peux souffrir les mauvais.
Tu as éprouvé ceux qui se disent
eux-mêmes envoyés et qui ne le sont pas,
tu les trouves menteurs.
3.     De l’endurance, tu en as; tu as souffert à cause de mon nom, sans te lasser.
4.     Mais j’ai ceci contre toi: ton premier amour, tu l’as laissé.
5.     Rappelle-toi donc d’où tu es tombé et fais retour.
Tes premières oeuvres, fais-les.
Sinon, je viens à toi et je ferai mouvoir ta lampe hors de sa place,
à moins que tu ne fasses retour.
6.     Mais tu as ceci, tu hais les oeuvres des nicolaïtes, que moi aussi je hais.
7.     Qui a des oreilles, qu’il entende ce que le souffle dit aux communautés.
Au vainqueur, je donnerai à manger de l’arbre de vie,
celui qui est dans le paradis d’Elohîms. »

À Smyrne

8.     Au messager de la communauté de Smyrne, écris:
« Il dit ceci le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui vit.
9.     Je connais de toi le tourment, l’humiliation, mais tu es riche,
et le blasphème de ceux qui disent être des Iehoudîm
et ne sont que l’assemblée du Satân.
10.     Ne frémis pas de ce que tu vas souffrir.
Voici, le diable va jeter certains d’entre vous en prison,
pour que vous soyez éprouvés. Vous aurez des jours de tourment, dix.
Adhère jusqu’à la mort: je te donnerai la couronne de la vie.
11.     Qui a des oreilles, qu’il entende ce que le souffle dit aux communautés.
Le vainqueur ne subira certes pas le dommage de la mort seconde. »

À Pergame

12.     Au messager de la communauté de Pergame, écris:
« Il dit ceci, celui qui a l’épée à double tranchant, l’aiguisée.
13.     Je connais où tu habites, là où est le trône du Satân.
Mais tu tiens ferme à mon nom sans renier ton adhérence à moi,
même aux jours d’Antipas, mon témoin, celui qui adhère à moi,
tué chez vous, là où Satân habite.
14.     Mais j’ai un rien contre toi:
tu as là des détenteurs de l’enseignement de Bil‘âm
qui enseigna Balaq à jeter l’achoppement en face des Benéi Israël,
à manger des viandes sacrifiées aux idoles et à putasser.
15.     Ainsi tu as aussi des détenteurs de l’enseignement des nicolaïtes.
16.     Fais donc retour. Autrement, je viendrai vite
et je guerroierai contre eux avec l’épée de ma bouche.
17.     Qui a des oreilles, qu’il entende ce que le souffle dit aux communautés:
Au vainqueur je donnerai la manne cachée,
je lui donnerai une pierre blanche, et sur la pierre un nom nouveau,
que nul ne connaît, sauf qui le reçoit. »

À Thyatire

18.     Au messager de la communauté de Thyatire, écris:
« Il dit ceci, Bèn Elohîms, qui a des yeux comme une flamme de feu,
et dont les pieds sont semblables à de l’airain:
19.     Je connais de toi les oeuvres,
l’amour, l’adhérence, le service, l’endurance de toi,
et tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières.
20.     Mais j’ai ceci contre toi:
tu laisses la femme Izèbèl, celle qui se dit elle-même inspirée.
Elle enseigne et égare mes serviteurs à putasser,
à manger des viandes sacrifiées aux idoles.
21.     Je lui donne du temps pour qu’elle fasse retour,
mais elle ne veut pas faire retour de sa puterie.
22.     Voici, je la jette dans un lit et les adultères avec elle,
dans un grand tourment,
à moins qu’ils ne fassent retour de ses oeuvres.
23.     Et ses enfants, je les tue à mort.
Toutes les communautés pénétreront
que je suis le scrutateur des reins et des coeurs;
je vous donne à chacun selon vos oeuvres.
24.     Je vous dis à vous, aux restes de Thyatire,
à ceux qui n’ont pas cet enseignement,
qui n’ont pas pénétré les profondeurs du Satân, comme ils disent,
non, je ne jette pas sur vous un autre fardeau,
25.     sauf ce que vous avez. Tenez-y ferme jusqu’à ce que je puisse venir !
26.     Au vainqueur, et à celui qui jusqu’à la fin garde mes oeuvres,
je donnerai puissance sur les nations.
27.     Il les paîtra avec une verge de fer;
il les brisera comme un vase d’argile.
28.     Comme je l’ai reçu de mon père,
je lui donnerai aussi l’étoile du matin.
29.     Qui a des oreilles, qu’il entende ce que le souffle dit aux communautés. »

Chapitre 3.

À Sardes

1.     Au messager de la communauté de Sardes, écris:
« Il dit ceci, celui qui a les sept souffles d’Elohîms et les sept étoiles:
Je connais tes oeuvres: tu as renom de vivre, mais tu es mort.
2.     Veille ! Affermis le reste qui allait mourir.
Non, certes, je n’ai pas trouvé tes oeuvres parfaites
en face de mon Elohîms.
3.     Rappelle-toi donc ce que tu as reçu et entendu.
Garde et fais retour. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur;
tu ne connaîtras certes pas à quelle heure je viendrai sur toi.
4.     Mais tu as quelques noms à Sardes:
ils n’ont pas souillé leurs vêtements;
ils marcheront avec moi, en blanc; ils le valent.
5.     Le vainqueur sera ainsi vêtu de vêtements blancs.
Je n’effacerai jamais son nom du volume de la vie;
j’attesterai son nom devant mon père et devant ses messagers.
6.     Qui a des oreilles, qu’il entende ce que le souffle dit aux communautés. »

À Philadelphie

7.     Au messager de la communauté de Philadelphie, écris:
« Il dit ceci, le sacré, le véridique, celui qui a la clé de David.
S’il ouvre, personne ne ferme; s’il ferme, personne n’ouvre.
8.     Je connais tes oeuvres.
Voici, j’ai donné en face de toi
une porte ouverte que personne ne peut fermer.
Malgré ton peu de dynamisme, tu as gardé ma parole,
tu n’as pas renié mon nom.
9.     Voici, je donne, de la synagogue du Satân,
ceux qui se disent être Iehoudîm;
ils ne le sont pas, mais ils mentent.
Voici, je les fais venir se prosterner à tes pieds
et pénétrer que moi je t’aime !
10.     Parce que tu as gardé la parole de mon endurance,
moi aussi je te garderai à l’heure de l’épreuve,
celle qui va venir sur l’univers entier
pour éprouver les habitants de la terre.
11.     Je viens vite !
Maîtrise ce que tu as pour que personne ne te prenne ta couronne.
12.     Le vainqueur, j’en ferai une colonne dans le sanctuaire de mon Elohîms;
il n’en sortira jamais. J’écrirai sur lui le nom de mon Elohîms,
et le nom de la ville de mon Elohîms, la nouvelle Ieroushalaîm,
qui descend du ciel de mon Elohîms, et mon nom, le nouveau.
13.     Qui a des oreilles, qu’il entende ce que le souffle dit aux communautés. »

À Laodicée

14.     Au messager de la communauté de Laodicée, écris:
« Il dit ceci, l’amén, le témoin, l’adhérent, le véridique,
l’entête de la création d’Elohîms.
15.     Je connais tes oeuvres; tu n’es ni froid ni chaud.
Il faut que tu sois froid ou chaud !
16.     Puisque tu es tiède, ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma bouche.
17.     Parce que tu dis:
‹ Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien. ›
Tu ne sais pas que tu es misérable, pitoyable, humilié, aveugle, nu.
18.     Je te conseille d’acheter chez moi
de l’or épuré au feu pour t’enrichir,
des vêtements blancs pour te vêtir,
et que ne s’exhibe plus la honte de ta nudité;
du collyre aussi pour oindre tes yeux, afin de voir.
19.     Moi, ceux que j’aime, je les blâme, je les châtie.
Sois donc ardent, fais retour !
20.     Voici, je me tiens à la porte et je frappe.
Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui,
je prendrai le repas avec lui et lui avec moi.
21.     Au vainqueur je donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône,
comme moi aussi j’ai vaincu
et me suis assis avec mon père, sur son trône.
22.     Qui a des oreilles, qu’il entende ce que le souffle dit aux communautés. »

Chapitre 4.

Un trône au ciel

1.     Après cela, je vois, et voici une porte ouverte au ciel.
La voix, la première, que j’entends me parler comme un shophar, dit:
« Monte, ici, je te montrerai ce qui adviendra après cela. »
2.     Vite, j’y suis en souffle. Et voici, un trône se trouve là, au ciel,
et sur le trône, un Assis;
3.     l’Assis a comme l’apparence,
d’une pierre de jaspe, de sardoine, et un arc-en-ciel, autour du trône,
semblable, en apparence, à l’émeraude.
4.     Autour du trône, des trônes, vingt-quatre;
et sur les trônes, vingt-quatre Anciens assis habillés de vêtements blancs;
et sur leurs têtes, des couronnes d’or.
5.     Du trône sortent éclairs, voix, tonnerres.
Sept lampes de feu brûlent en face du trône:
ce sont les sept souffles d’Elohîms.
6.     En face du trône, comme une mer de glace semblable à du cristal.
Au milieu du trône et autour du trône
quatre Vivants, remplis d’yeux, devant et derrière.
7.     Le Vivant, le premier, est semblable à un lion;
le second Vivant est semblable à un taurillon;
le troisième Vivant a la face d’un homme;
et le quatrième Vivant, semblable à un aigle, vole.
8.     Les quatre Vivants, un à un, ont chacun six ailes;
autour et dedans, ils sont remplis d’yeux;
sans repos, nuit et jour, ils disent:
« Sacré, sacré, sacré IHVH-Adonaï Elohîms Sebaot,
l’Était, l’Étant et le Venant. »
9.     Et quand les Vivants donnent gloire, splendeur et merci
à l’Assis sur le trône, le Vivant pour les pérennités de pérennités,
10.     les vingt-quatre Anciens
tombent en face de l’Assis sur le trône;
ils se prosternent en face du Vivant pour les pérennités de pérennités;
ils jettent leurs couronnes en face du trône et disent:
11.     « À toi, notre Adôn et Elohîms, la gloire, la splendeur, le dynamisme,
toi, le créateur du tout: par ton vouloir, ils étaient et ont été créés. »

Chapitre 5.

Le volume scellé

1.     Je vois à la droite de l’Assis sur le trône
un volume écrit dedans et derrière, scellé de sceaux: sept.
2.     Je vois un messager, fort. Il clame à grande voix:
« Qui mérite d’ouvrir le volume, et d’en délier les sceaux ? »
3.     Personne ne peut, au ciel, sur terre ou sous terre,
ouvrir le volume ni le regarder.
4.     Je pleure beaucoup parce que personne ne se trouve,
qui vaille pour ouvrir le volume et le regarder.
5.     Un des Anciens me dit: « Ne pleure pas !
Voici, il a vaincu, le lion de la tribu de Iehouda, la racine de David,
pour ouvrir le volume et ses sept sceaux. »

L’agneau

6.     Et je vois au milieu du trône et des quatre Vivants,
et au milieu des Anciens, un agneau debout, comme égorgé,
ayant des cornes, sept, et des yeux, sept;
ce sont les sept souffles d’Elohîms, envoyés sur toute la terre.
7.     Il vient, il le reçoit de la droite de l’Assis sur le trône.
8.     Quand il prend le volume, les quatre Vivants
et les vingt-quatre Anciens tombent en face de l’agneau.
Ils ont chacun une cithare et des coupes d’or, pleines d’encens.
Ce sont les prières des consacrés.
9.     Ils chantent un poème nouveau et disent:
« Tu vaux pour recevoir le volume, et pour ouvrir les sceaux,
parce que tu as été égorgé et que tu as racheté pour Elohîms,
par ton sang, toute tribu, langue, peuple, nation.
10.     Tu as fait d’eux, pour notre Elohîms, un royaume et des desservants;
ils régneront sur la terre. »
11.     Je vois et j’entends une voix,
des messagers nombreux autour du trône et des vivants et des Anciens.
Leur nombre: des milliers de milliers, des myriades de myriades.
12.     Ils disent à forte voix:
« L’agneau égorgé vaut pour recevoir le dynamisme, la richesse,
la sagesse, la force, la splendeur, la gloire, la bénédiction. »
13.     Toute créature au ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer
et tout ce qui s’y trouve, je les entends dire:
« À l’Assis sur le trône et à l’agneau,
la bénédiction, la splendeur, la gloire, le pouvoir
pour les pérennités de pérennités. »
14.     Et les quatre Vivants disent: « Amén. »
Les Anciens tombent et se prosternent.

Chapitre 6.

Quatre sceaux et les cavaliers

1.     Je vois, quand l’agneau ouvre l’un des sept sceaux, et j’entends
un des quatre Vivants dire avec une voix de tonnerre: « Viens ! »
2.     Je vois et voici un cheval, un blanc.
Celui qui est assis dessus a un arc. Une couronne lui a été donnée.
Il sort en vainqueur et pour vaincre.
3.     Quand il ouvre le sceau, le deuxième,
j’entends le deuxième Vivant dire: « Viens ! »
4.     Sort un autre cheval, un rouge.
À celui qui est assis dessus,
il a été donné de prendre la paix hors de la terre,
pour qu’ils s’égorgent les uns les autres.
Et il lui a été donné une épée, une grande.
5.     Quand il ouvre le sceau, le troisième,
j’entends le troisième Vivant dire:
« Viens ! » Je vois, et voici un cheval, un noir.
Celui qui est assis dessus a une balance dans sa main.
6.     J’entends comme une voix au milieu des quatre Vivants.
Elle dit: « Un denier la chénice de blé !
Un denier les trois chénices d’orge !
Pas d’injustice avec l’huile et le vin ! »
7.     Quand il ouvre le sceau, le quatrième,
j’entends la voix du quatrième Vivant dire: « Viens ! »
8.     Je vois, et voici un cheval, un vert.
Celui qui est assis dessus, son nom: la mort;
le Shéol le suivait. Puissance leur a été donnée sur le quart de la terre,
de tuer par l’épée, par la famine, par la mort, par les bêtes de la terre.

Cinquième sceau

9.     Quand il ouvre le cinquième sceau,
je vois sous l’autel les êtres égorgés à cause du logos d’Elohîms
et à cause du témoignage qu’ils avaient.
10.     Ils crient à grande voix et disent:
« Jusqu’à quand, maître sacré et véridique, ne juges-tu pas,
ne venges-tu pas notre sang sur les habitants de la terre ? »
11.     Il leur est donné à chacun une robe blanche.
Il leur est dit de se reposer un petit temps,
jusqu’à ce que soient au complet leurs coserviteurs et leurs frères,
ceux qui vont être tués, comme eux aussi.

Sixième sceau

12.     Je vois, et quand il ouvre le sceau, le sixième,
survient un grand séisme. Le soleil devient noir comme un sac de crin,
et la lune entière devient comme du sang.
13.     Les étoiles du ciel tombent sur la terre,
comme un figuier, par grand vent secoué, jette ses fruits verts.
14.     Et le ciel se retire comme s’enroule un volume;
toute montagne et toute île hors de leurs lieux se meuvent.
15.     Les rois de la terre, les grands, les chefs, les riches, les forts,
tout esclave et homme libre, se cachent eux-mêmes dans les cavernes,
dans les rocs des montagnes.
16.     Ils disent aux montagnes et aux rocs: « Tombez sur nous !
Cachez-nous de la face de celui qui est assis sur le trône
et de la brûlure de l’agneau,
17.     parce qu’il est venu,
le jour, le grand, de leur brûlure ! Qui peut tenir ? »

Chapitre 7.

Quatre messagers

1.     Après cela je vois quatre messagers
debout aux quatre coins de la terre.
Ils maîtrisent les quatre vents de la terre,
pour que le vent ne puisse souffler sur la terre,
ni sur la mer, ni sur tout arbre.
2.     Je vois un autre messager. Il vient du soleil levant.
Il a le sceau d’Elohîms, le Vivant.
Il crie d’une grande voix aux quatre messagers
à qui il avait été donné de nuire à la terre et à la mer. Il dit:
3.     « Ne nuisez pas à la terre, à la mer ni aux arbres,
jusqu’à ce que nous ayons marqué d’un sceau au front
les serviteurs de notre Elohîms. »
4.     J’entends le nombre des marqués du sceau:
cent quarante-quatre mille marqués du sceau,
de toutes les tribus des Benéi Israël.
5.     De la tribu de Iehouda, douze mille marqués du sceau.
De la tribu de Reoubén, douze mille.
De la tribu de Gad, douze mille.
6.     De la tribu d’Ashér, douze mille.
De la tribu de Naphtali, douze mille.
De la tribu de Menashè, douze mille.
7.     De la tribu de Shim‘ôn, douze mille.
De la tribu de Lévi, douze mille.
De la tribu d’Issaskhar, douze mille.
8.     De la tribu de Zebouloun, douze mille.
De la tribu de Iosseph, douze mille.
De la tribu de Biniamîn, douze mille marqués du sceau.
9.     Après cela je vois.
Voici, une foule nombreuse que nul ne peut dénombrer,
de toutes les nations, tribus, peuples, langues,
debout en face du trône et en face de l’agneau,
vêtus de robes blanches, des palmes dans leurs mains.
10.     Ils crient à voix forte et disent: « Le salut à notre Elohîms,
celui qui est assis sur le trône, et à l’agneau. »
11.     Tous les messagers sont debout
autour du trône et des Anciens et des quatre Vivants.
Ils tombent devant le trône sur leurs faces;
ils se prosternent devant Elohîms
12.     et disent: « Amén, bénédiction, gloire, sagesse,
grâce, splendeur, dynamisme et force
à notre Elohîms, pour les pérennités de pérennités. Amén. »
13.     Un des Anciens parle et me dit: « Vêtus de robes blanches,
qui sont-ils, d’où viennent-ils ? »
14.     Je lui dis: « Mon Adôn, tu le sais ! »
Il me dit: « Ce sont les venants du grand tourment.
Ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’agneau.
15.     À cause de cela, ils sont en face du trône d’Elohîms,
ils le servent jour et nuit dans son sanctuaire.
Celui qui est assis sur le trône dresse sa tente sur eux.
16.     Ils n’ont plus faim, ils n’ont plus soif;
il ne tombe plus sur eux, le soleil ni toute ardeur,
17.     parce que l’agneau, au milieu du trône, les pâture et les conduit
aux sources d’eau de la vie. Elohîms essuie toute larme de leurs yeux. »

Chapitre 8.

Septième sceau

1.     Quand il ouvre le sceau, le septième,
survient le silence dans le ciel, environ une demi-heure...
2.     Je vois les sept messagers,
ils se tiennent devant Elohîms. Il leur a été donné sept shophars.
3.     Un autre messager vient. Il se tient sur l’autel.
Il a un encensoir d’or. Il lui a été donné beaucoup d’encens,
pour qu’il l’offre avec les prières des consacrés,
tous, sur l’autel d’or, devant le trône.
4.     Monte la fumée de l’encens, avec les prières des consacrés,
par la main du messager devant l’Elohîms.
5.     Le messager prend l’encensoir.
Il le remplit du feu de l’autel, et le jette sur la terre.
Surviennent tonnerres et voix, éclairs et séismes.
6.     Les sept messagers aux sept shophars se préparent à sonner.

Quatre premiers shophars

7.     Le premier sonne;
et c’est la grêle, le feu, mêlés de sang, jetés sur la terre.
Le tiers de la terre brûle, le tiers des arbres brûle
et toute herbe verte brûle,
8.     Le deuxième messager sonne.
C’est comme une grande montagne brûlante de feu.
Elle est jetée dans la mer. Le tiers de la mer devient sang.
9.     Meurt le tiers des créatures ayant être, dans la mer,
et le tiers des navires est détruit.
10.     Le troisième messager sonne.
Tombe hors du ciel l’étoile, la grande. Elle brûle comme une lampe.
Elle tombe sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux.
11.     Le nom de l’étoile se dit: « L’absinthe ».
Le tiers des eaux devient de l’absinthe,
et beaucoup d’hommes meurent des eaux devenues amères.
12.     Le quatrième messager sonne.
Est éteint le tiers du soleil, le tiers de la lune,
le tiers des étoiles, pour que s’enténèbrent leurs tiers;
le tiers du jour n’apparaît pas, ni de la nuit.
13.     Je vois et j’entends un aigle.
Il vole au milieu du ciel et dit à voix forte:
« Oïe ! Oïe ! Oïe ! habitants de la terre,
à cause des voix qui restent,
celles du shophar des trois messagers qui vont sonner. »

Chapitre 9.

Cinquième shophar

1.     Le cinquième messager sonne.
Je vois une étoile tomber du ciel sur la terre.
La clé du puits de l’abîme lui a été donnée.
2.     Il ouvre le puits de l’abîme. Une fumée monte hors du puits,
comme la fumée d’une grande fournaise.
Le soleil et l’air s’enténèbrent par la fumée du puits.
3.     De cette fumée, des criquets sortent sur la terre.
La puissance leur est donnée,
semblable à la puissance des scorpions de la terre.
4.     Il leur est dit de ne pas nuire à l’herbe de la terre,
à toute verdure ni à tout arbre,
sauf aux hommes qui n’ont pas le sceau d’Elohîms sur leur front.
5.     Il leur est donné non pas de les tuer, mais de les tourmenter cinq mois.
Leur tourment est semblable au tourment du scorpion
quand il pique l’homme.
6.     En ces jours, les hommes cherchent la mort et ne la trouvent pas.
Ils désirent mourir, mais la mort fuit loin d’eux.
7.     Semblables à des criquets,
ils sont semblables à des chevaux prêts pour la guerre.
Sur leur tête, comme des couronnes semblables à de l’or;
leurs faces sont comme des faces d’hommes.
8.     Ils ont des cheveux semblables à des cheveux de femmes.
Leurs dents sont comme celles des lions.
Ils ont un thorax comme un thorax de fer.
9.     La voix de leurs ailes est semblable
à la voix de chars et de chevaux multiples qui courent à la guerre.
10.     Ils ont des queues semblables à des scorpions, avec des dards,
et dans leurs queues leur puissance de nuire aux hommes cinq mois.
11.     Ils ont sur eux un roi, le messager de l’abîme,
nommé en hébreu Abadôn, « Perdition »; en grec, il a nom Apollyôn.
12.     Le « Oïe », le premier, s’en va.
Voici, viennent encore deux « Oïe » après cela.

Sixième shophar

13.     Le sixième messager sonne,
et j’entends une voix hors des quatre cornes de l’autel d’or
qui est en face d’Elohîms.
14.     Elle dit au sixième messager, celui du shophar:
« Délie les quatre messagers liés sur le grand fleuve, le Perat. »
15.     Les quatre messagers prêts pour l’heure, le jour, le mois, l’année,
sont déliés pour tuer le tiers des hommes.
16.     Le nombre des corps de cavalerie, deux myriades de myriades.
J’en ai entendu le nombre.
17.     En une vision, j’ai vu ainsi les chevaux:
ceux qui sont assis sur eux ont des cuirasses de feu,
d’hyacinthe et de soufre.
Les têtes de chevaux sont comme des têtes de lions.
De leur bouche sort le feu, la fumée, le soufre.
18.     Par ces trois plaies le tiers des hommes est tué;
par le feu, la fumée, le soufre, sortis de leurs bouches.
19.     Oui, la puissance des chevaux est dans leur bouche et dans leurs queues.
Oui, leurs queues, semblables à des serpents, ont des têtes.
Avec elles, ils nuisent.
20.     Le reste des hommes qui n’ont pas été tués par ces plaies
ne font pas retour des oeuvres de leurs mains.
Ils se prosternent devant les démons,
les idoles d’or, d’argent, de bronze, de pierre, de bois,
qui ne peuvent voir, entendre ou marcher.
21.     Ils ne font pas retour de leurs meurtres,
de leurs sorcelleries, de leurs puteries, ni de leurs vols.

Chapitre 10.

Le volume ouvert

1.     Je vois un autre messager, fort.
Il descend du ciel enveloppé d’un nuée, l’arc-en-ciel sur sa tête,
sa face semblable au soleil, ses pieds semblables à des colonnes de feu.
2.     Il a dans sa main un petit volume ouvert.
Il met le pied droit sur la mer et le gauche sur la terre.
3.     Il crie à voix forte comme rugit le lion.
Et quand il a crié, les sept tonnerres parlent de leur voix.
4.     Quand les sept tonnerres ont parlé, je vais écrire, mais j’entends:
« Scelle ce dont les sept tonnerres ont parlé. Ne l’écris pas ! »
5.     Le messager que j’avais vu debout sur la mer et sur la terre
lève sa main droite vers le ciel
6.     et jure par le Vivant pour les pérennités de pérennités,
qui a créé le ciel et ce qui est en lui, la terre et ce qui est en elle,
la mer et ce qui est en elle: « Il n’est plus temps !
7.     Mais au jour du septième messager, de sa voix,
quand il sera à sonner, il sera achevé, le mystère d’Elohîms,
comme il l’a annoncé à ses serviteurs, les inspirés. »
8.     La voix que j’avais entendue venant du ciel
me parle de nouveau derrière moi et dit:
« Va-t’en, prends le volume ouvert
dans la main du messager debout sur la mer et sur la terre. »
9.     Je m’en vais vers le messager. Je lui dis de me donner le petit volume.
Il me dit: « Prends et dévore ceci. Il rendra ton ventre amer,
mais dans ta bouche, il sera doux comme du miel. »
10.     Je prends le petit volume de la main du messager et je le dévore.
Il est dans ma bouche comme du miel, doux.
Mais quand je l’ai mangé, mon ventre devient amer.
11.     Ils me disent: « Il te faut encore être inspiré
pour les peuples, les nations, les langues, et de nombreux rois. »

Chapitre 11.

Mesure le sanctuaire

1.     Un roseau m’est donné, semblable à un bâton.
Il est dit: « Éveille-toi, mesure le sanctuaire d’Elohîms,
l’autel et ceux qui s’y prosternent.
2.     Le parvis hors du sanctuaire, jette-le dehors,
ne le mesure pas: il a été donné aux goîm,
et la cité du sanctuaire, ils la fouleront quarante-deux mois.
3.     Je donnerai à mes deux témoins d’être inspirés
mille deux cent soixante jours, vêtus de sacs. »
4.     Ce sont eux les deux oliviers et les deux lampes;
ils se tiennent en face de l’Adôn de la terre.
5.     Si quelqu’un veut leur nuire,
un feu sort de leur bouche et dévore leurs ennemis.
Si quelqu’un veut leur nuire, il lui faut être ainsi tué.
6.     Ceux-là ont la puissance de fermer le ciel:
aucune pluie ne tombera aux jours de leur inspiration.
Ils ont puissance sur les eaux pour les changer en sang,
et de frapper la terre de toute plaie aussi souvent qu’ils veulent.
7.     Quand ils finissent leur témoignage,
la bête, montant de l’abîme, fera contre eux la guerre.
Elle les vaincra et les tuera.
8.     Leur cadavre est sur la place de la grande cité
qui est appelée, en souffle, « Sedôm » et « Misraîm »,
là où leur Adôn a été crucifié.
9.     Les peuples, les tribus, les langues et les nations
regardent leurs cadavres trois jours et demi,
et leurs cadavres, ils ne les laissent pas mettre au tombeau.
10.     Les habitants de la terre se réjouissent d’eux, ils exultent;
ils s’envoient, les uns aux autres, des présents,
parce que ces deux inspirés tourmentaient les habitants de la terre.
11.     Après les trois jours et demi,
un souffle de vie venu d’Elohîms entre en eux.
Ils se dressent sur leurs pieds;
un grand frémissement tombe sur ceux qui les contemplent.
12.     Ils entendent une grande voix, du ciel, leur disant: « Montez ici ! »
Ils montent au ciel dans la nuée, et leurs ennemis les contemplent.
13.     À cette heure survient un grand séisme: le dixième de la cité tombe,
sept mille noms d’hommes sont tués dans le séisme.
Le reste est pris de frémissement. Ils rendent gloire à l’Elohîms du ciel.
14.     Le « Oïe », le deuxième, s’en va.
Et voici, le « Oïe », le troisième, vient vite.

Septième shophar

15.     Le septième messager sonne.
Surviennent de grandes voix au ciel. Elles disent:
« C’est le royaume de l’univers à notre Adôn et à son messie ! »
16.     Les vingt-quatre Anciens, assis en face d’Elohîms sur leurs trônes,
tombent sur leurs faces et se prosternent devant Elohîms,
17.     disant: « Nous te remercions, IHVH-Adonaï Elohîms Sebaot, l’Étant et l’Était...
Tu as pris le dynamisme, le tien, le grand, et tu commences à régner.
18.     Les nations brûlent et ta brûlure vient, le temps de juger les morts,
de donner la rétribution à tes serviteurs inspirés, à tes consacrés,
à ceux qui frémissent de ton nom, au petit et au grand,
et de détruire ceux qui détruisent la terre. »
19.     Le sanctuaire d’Elohîms s’ouvre, celui du ciel.
Apparaît le coffre de son pacte dans son sanctuaire.
Et c’est des éclairs, des voix, des tonnerres, un séisme, une grande grêle.

Chapitre 12.

La femme et le dragon

1.     Un grand signe apparaît au ciel, une femme enveloppée de soleil.
La lune sous ses pieds,
et sur sa tête une couronne d’étoiles: douze.
2.     Elle l’a dans le ventre, elle crie de douleur en tourment d’enfanter.
3.     Apparaît un autre signe au ciel. Et voici, un grand dragon, un rouge.
Il a des têtes, sept, et des cornes, dix, et sur ses têtes sept diadèmes.
4.     Sa queue traîne le tiers des étoiles du ciel: il les jette sur la terre.
Le dragon se tient en face de la femme, prête à enfanter,
pour, quand elle aura enfanté, dévorer son enfant.
5.     Elle enfante un fils, un mâle.
Il paîtra toutes les nations avec une verge de fer.
Son enfant est enlevé vers Elohîms et vers son trône.
6.     La femme s’enfuit au désert, où elle a un lieu préparé par Elohîms,
pour que, là, ils la nourrissent mille deux cent soixante jours.
7.     Et c’est la guerre au ciel.
Mikhaél et ses messagers font la guerre au dragon.
Le dragon et ses messagers guerroient
8.     mais ils ne sont pas les plus forts;
leur lieu ne se trouve même plus au ciel.
9.     Il est jeté, le dragon, le grand,
le serpent, l’antique, appelé Diable et Satân,
l’égareur de l’univers entier.
Il est jeté sur la terre et ses messagers sont jetés avec lui.
10.     J’entends une voix forte au ciel. Elle dit:
« Maintenant c’est le salut, le dynamisme,
et le royaume de notre Elohîms, avec la puissance de son messie.
L’accusateur de nos frères a été jeté,
lui qui les accusait devant notre Elohîms jour et nuit.
11.     Ils l’ont vaincu par le sang de l’agneau, par la parole de leur témoignage;
ils n’ont pas aimé leur être jusqu’à la mort.
12.     À cause de cela, exultez, ciels, et vous qui y érigez votre tente.
Oïe ! terre, et toi, mer, parce qu’il est tombé vers vous, le diable !
Il écume fort, sachant qu’il a peu de temps.
13.     Quand le dragon se voit jeté à terre,
il poursuit la femme qui a enfanté le mâle.
14.     Sont données à la femme les deux ailes du grand aigle,
pour qu’elle s’envole au désert, vers son lieu, où elle est nourrie
là un temps, des temps et la moitié d’un temps,
loin de la face du serpent.
15.     Le serpent jette de sa bouche, derrière la femme, de l’eau
comme un fleuve, pour qu’elle soit emportée par le fleuve.
16.     La terre secourt la femme, la terre ouvre sa bouche.
Elle engloutit le fleuve que le dragon avait jeté hors de sa bouche.
17.     Le dragon brûle contre la femme.
Il s’en va faire la guerre au reste de sa semence,
ceux qui gardent les misvot d’Elohîms
et qui ont le témoignage de Iéshoua‘.
18.     Il se tient sur le sable de la mer.

Chapitre 13.

Une bête monte

1.     Je vois, venant de la mer, une bête monte.
Elle a des cornes, dix; et des têtes, sept.
Sur ces cornes, dix diadèmes; sur ses têtes, les noms de blasphème.
2.     La bête que je vois est semblable à un léopard,
ses pieds comme d’un ours, sa gueule comme une gueule de lion.
Le dragon lui donne son dynamisme, son trône, et la grande puissance.
3.     L’une de ses têtes est égorgée à mort, mais la plaie de sa mort se guérit.
Toute la terre est étonnée derrière la bête.
4.     Ils se prosternent devant la dragon,
parce qu’il a donné puissance à la bête.
Ils se prosternent devant la bête et disent:
« Qui est semblable à la bête ? Qui peut guerroyer contre elle ? »
5.     Une bouche lui est donnée. Elle dit des énormités,
des blasphèmes contre Elohîms.
Il lui est donné puissance d’agir quarante-deux mois.
6.     Elle ouvre sa bouche en blasphèmes contre Elohîms
pour blasphémer son nom, sa tente
et ceux qui établissent au ciel leur tente.
7.     Il lui est donné de faire la guerre contre les consacrés et de les vaincre.
Il lui est donné puissance sur toute tribu, peuple, langue, nation.
8.     Tous les habitants de la terre se prosternent devant elle,
ceux dont le nom n’a pas été écrit, sur le volume de la vie
de l’agneau égorgé depuis la fondation de l’univers.
9.     Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende !
10.     Si quelqu’un est pour la captivité, il va en captivité;
si quelqu’un tue par l’épée, il doit, par l’épée, être tué.
C’est ici l’endurance et l’adhérence des consacrés.

Une autre bête

11.     Je vois une autre bête. Elle monte de la terre.
Elle a deux cornes, semblable à un agneau. Elle parle comme un dragon.
12.     Toute la puissance de la première bête, elle l’exerce en face d’elle.
Elle fait se prosterner la terre et ses habitants
devant la première bête, guérie de la plaie de sa mort.
13.     Elle fait de grands signes; elle fait même descendre, du ciel, un feu;
il arrive sur la terre en face des hommes.
14.     Elle égare les habitants de la terre par les signes
qu’il lui est donné de faire devant la bête.
Elle dit aux habitants de la terre de faire une image de la bête,
qui ayant eu une plaie d’épée vit.
15.     Il lui est donné de donner souffle à l’image de la bête,
pour qu’elle-même parle, l’image de la bête. Elle fait ainsi.
Ceux qui ne se prosternent pas devant l’image de la bête sont mis à mort.
16.     À tous, petits et grands, riches et pauvres,
hommes libres et esclaves ensemble,
elle donne une marque sur leur main droite ou sur leur front,
17.     pour que nul ne puisse acheter ou vendre,
sauf ceux qui ont la marque, le nom de la bête ou le chiffre de son nom.
18.     Ici est la sagesse. Qui a l’intelligence, qu’il calcule le chiffre de la bête,
oui, c’est un chiffre d’homme. Et ce chiffre, six cent soixante-six.

Chapitre 14.

L’agneau debout

1.     Je vois, et voici, l’agneau debout sur le mont Siôn,
avec lui les cent quarante-quatre mille
qui ont son nom et le nom de son père écrits sur leurs fronts.
2.     J’entends une voix venant du ciel,
comme la voix des eaux multiples,
comme la voix du tonnerre, fort.
La voix que j’entends est comme celle de joueurs de cithare,
qui citharisent sur leurs cithares.
3.     Ils chantent un poème nouveau en face du trône,
devant les quatre Vivants et les Anciens.
Personne ne peut apprendre le poème,
sauf les cent quarante-quatre mille qui ont été rachetés de la terre.
4.     Tels sont ceux qui aux femmes ne se sont pas mêlés: oui, il sont vierges.
Tels, ils suivent l’agneau, où qu’il aille.
Tels, ils ont été rachetés d’entre les hommes,
en-tête pour Elohîms et pour l’agneau.
5.     En leur bouche, il ne se trouve pas de mensonge: ils sont sans reproche.

Trois messagers

6.     Et je vois un autre messager. Il vole à mi-ciel.
Il a une annonce de pérennité,
pour l’annoncer à ceux qui sont assis sur la terre,