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Mardi, le 31 mai 2005.
Dominante :
On remet c'a.
Odeur :
Pétoncles et écrevisses du Restobières.
Couleur :
Les présentations du Restobières.
Saveur :
La saveur de la bière aux groseilles gouté avec Joris chez Cantillon.
Son :
L'embouteilleuse chez Cantillon, un « Noble vacarme ».
Texture/sentation :
Les trois patés en entrée froide au Restobières, paté de foie gras, paté au poivre et le troisième à je
ne sais plus quoi. Trois patés à la bière, trois bières différentes, le tout recouvert de sirop de
Liège.
Résumé de la journée :
Je rencontre Joris à la brasserie Cantillon ou l'on déguste une bière que Joris a soutiré au patron du
« One Pint Pub » de Helsinki qui a fait cette commande spéciale. Le client est arrivé avec une cargaison
de groseilles et a demandé au brasseur s'il pouvait lui faire quelque chose dans le style d'une kriek, le
brasseur était sceptique considérant l'acidité des groseilles qui devais s'ajouter à celle que donne la
fermentation spontanée des gueuzes. Il pensait que la combinaison serait trop acide mais a été
agréablement surpris.
Joris qui connait le client a réussi a en avoir une bouteille et ce fut notre tour d'être surpris.
Plusieurs saveurs différentes se retrouvent dans cette bière et le mélange est délectable.
Ensuite nous courrons (pas tout à fait mais presque, j'ai peine à suivre le pas de Joris) pour se rendre
à un estaminet ou René Magritte avais ses habitudes. Dur d'être plus typique, les toilettes sont
vraiment dans la cour. On prend une Orval en vitesse (Joris la trouve un peu jeune, selon lui il faut
la laisser vieillir au moins six mois en cave, moi je la trouve simplement rafraichissante car je suis
en sueurs) et ensuite nous courrons encore jusqu'au Restobières.
Hier, Joris avait vérifié si tout fonctionnait pour qu'il vienne à Bruxelles aujourd'hui. De plus il
a appelé au Restobières,
officiellement c'est leur jour de congé mais ils ont déjà 52 réservations alors deux de plus ou de
moins ne fait pas de différence... C'est utile d'avoir des amis.
Ce restaurant est ma plus belle découverte culinaire en Belgique, cela vaut presque le « Toké » à
Montréal et a une fraction du prix (80 euros pour deux incluant taxes, service et bières). Tous les
plats étaient cuisinés à la bière, tous étaient parfaits!
Que dire de ce repas... Tout d'abord une entrée froide de trois patés à la bières recouvert d'un filet
de sirop de Liège, ensuite entrée chaude de pétoncles et écrevisse dans une sauce à la Westmalle suivi
comme plat principal d'un Carré d'agneau bouquetière, sauce à la Divine qui fondait litéralement dans la
bouche. Pour terminer le tout, mousse au chocolat à la Rulles.
(Note, je rédige cette page web près de deux mois plus tard et j'en ai encore l'eau à la bouche)
Après le repas le patron me fait faire le tour de son restaurant, c'est un musée de « la Belgitude » ou
toutes les passions de nos cousins belges sont représentés : la bière, les jeux, la nouriture, la famille
royale... Il tenait aussi à offrir à Joris une Kriek Wets, d'un mélangeur de gueuzes et kriek qui
n'existe malheureusement plus mais Joris lui a dit qu'il en avait encore une caisse, il a suggérer au
patron que cela me ferai surement plaisir, effectivement j'ai été très touché par ce geste et je conserve
cette bière pour une occasion spéciale.
Ensuite une course jusqu'à l'autre bout de Bruxelles pour se rendre chez Beer Mania acheter quelques bières. Ce type de commerce ne pourrais pas
exister au Québec, on peu y déguster des bières avant de les acheter. Pour ma part puisque j'était encore
en nages, j'ai pris une blanche, Blanche des Honnelles de l'Abbaye des Rocs tel que sugérée par Joris. Ce
commerce est aussi connu sous le nom de « Aux 400 bières », il y en a seulement 400 car le propriétaire
est très sélectif, il ne tient même pas de Cantillon en stock car il considère que les nombreuses allées
et venues des touristes qui font la visite du musée de la gueuze causent des problèmes à la flore
microbienne nécessaire à la production d'une autentique gueuze.
Ensuite nouvelle course (sous la pluie) vers le Delirium Café, mon genoux n'en peux plus (mon souffle
non plus) surtout avec le sac à dos plein et quelques bières à la mains dans un autre sac.
Note : Deux semaines après mon retour de Belgique, mon genoux me fesant encore souffrir j'ai été
consulter un médecin et j'avais une tendinite aux adjucteurs à l'intérieur du genous droit. A cause de
mon hypertension il ne pouvais me prescrire d'anti-inflamatoire, il a donc fallu que je suive trois
traitements de physiothérapie (ultrasons, ect...). Deux mois après ma blessure je ressent encore une
petite douleur si je fais certains faux mouvements comme pivoter mon corps en tournat le genoux.
Nous prenons deux bières d'une nouvelle brasserie, bon nez mais elle n'ont pas finies de fermenter,
surtout celle de Joris qu'il est incapable de terminer. Nous partageons une autre bière mais elle est
ordinaire. Joris doit quitter car il a promis être de retour à Ursel par le train de 8:00 heures.
Je reste le temps de prendre une Mortal spéciale qui est tout à fait excellente (c'est supposément une
erreur du brasseur). Je rentre ensuite reposer un genoux et deux pieds blessés aux champs d'honneur de
Gambrinus.
Dernière mise à jour de cette page : 2005-12-11